La mise en examen à Paris de six photographes et d’un motard dans le cadre de l’information judiciaire ouverte après la mort de Lady Diana a suscité émotion et rancœur parmi de nombreux photographes présents à Perpignan (sud-ouest de la France) pour la neuvième édition de «Visa pour l’Image», un festival de photo-journalisme.
Jean-François Leroy, directeur de la manifestation, a dénoncé «les tartuffes donneurs de leçons qui se répandent à longueur de colonnes et d’antennes».
«La presse dans son ensemble n’a pas mis très longtemps à désigner les responsables: les photographes, a-t-il déclaré. «On a pu entendre ou lire des journalistes affirmant sérieusement que les photographes avaient tué la princesse. Les photographes sont — presque toujours, faut-il le rappeler — des journalistes à part entière».
«Tous les médias sans exception ont participé à cette starisation de la princesse. Même des journaux les plus sérieux ont publié des articles plus ou moins ironiques sur la dernière liaison de Lady Diana», a-t-il poursuivi.
«Le terrible drame qui a coûté la mort à trois personnes n’est pas le résultat d’une irresponsabilité ponctuelle et anecdotique. C’est l’aboutissement dramatique d’un système dont la presse et les pouvoirs politiques et financiers sont également responsables. Le public lui aussi a sa part de responsabilité. Si toute la presse du monde entier s’engageait à ne publier aucune photo des enfants de Lady Diana et si le public décidait de boycotter les titres qui les publieront, le drame aurait au moins servi à quelque chose», a-t-il conclu. (AFP)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir