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Actualités - Chronologie

Les immigrés clandestins jouent à cache-cache avec la police séoudienne

Des dizaines de milliers d’étrangers restent illégalement en Arabie Séoudite, à la recherche d’un revenu meilleur que dans leur pays d’origine et au risque de faire de la prison.
«J’ai un diplôme universitaire, mais plutôt que de retourner au Sri Lanka, je préfère garder des dromadaires en Arabie», explique Bahjeet Seif à la télévision séoudienne, captée à Dubai.
«Au Sri-Lanka, mon métier d’ingénieur électrique ne me rapportait pas le tiers de ce que je gagne ici dans de menus travaux», affirme Bahjeet après son arrestation à Djeddah (Ouest), dans le cadre d’une campagne lancée le 17 juillet contre les étrangers en situation irrégulière dans le royaume.
Une amnistie en faveur de ces clandestins arrive à échéance le 16 octobre. Tout contrevenant qui n’aura pas quitté le pays de plein gré avant cette date le fera de force, après un séjour en prison de six mois au maximum et/ou une amende pouvant atteindre 26.000 dollars.
Des centaines de «retardataires», venus effectuer le pèlerinage à La Mecque organisé chaque année et restés illégalement dans le royaume, se sont volontairement présentés aux autorités. Parmi eux figurent notamment 500 Sri-Lankais.
Mais des dizaines de milliers d’étrangers préfèrent jouer à cache-cache avec la police, à la faveur des bidonvilles labyrinthiques de certaines cités. Selon des voyageurs, le quartier Al-Mesfat, au sud de Djeddah, offre un abri à des milliers d’expatriés de diverses nationalités contre les rafles policières.
Des baraques de fortune, entourées de carcasses de voitures, abritent une vingtaine de milliers d’habitants parmi lesquels se cachent les «retardataires» qui gagnent leur vie comme laveurs de voitures, portefaix ou vendeurs de plantes médicinales, ou encore versent dans le trafic de drogue. Leur seule arme contre les perquisitions est la fuite.
Ces expatriés bénéficient souvent de la complicité de certains propriétaires de logements exigus et insalubres qu’ils louent entre 1.000 et 1.500 riyals par mois (300 à 500 dollars environ) et par locataire et où s’entassent des dizaines d’étrangers.

Un risque pour
la sécurité

Ceux qui recrutent ou hébergent un immigré clandestin sont passibles d’une peine de prison maximale de trois mois et/ou d’une amende n’excédant pas 13.333 dollars. La peine est multipliée par le nombre d’infractions.
«Parmi ces retardataires, il y a des voleurs, des faux-monnayeurs, des trafiquants d’alcool et de drogue et des assassins. Les aider à se cacher est un risque pour notre sécurité», écrivait récemment un lecteur du quotidien Al-Iqtissadiya.
«Méfiez-vous de cette engeance dont certains sont porteurs de virus et risquent de vous contaminer ainsi que vos enfants. Evitez de les recruter même s’ils vous proposent leurs services contre des salaires très bas», disait un autre lecteur.
Un troisième s’est en revanche insurgé contre la proposition, publiée auparavant dans le journal, d’exiger de chaque pèlerin une caution de 5.000 riyals qu’il pourra récupérer au départ. «Cette somme est peut-être dérisoire pour un Séoudien. Mais elle représente les revenus d’un an ou deux par habitant dans bon nombre de pays musulmans», soulignait-il.
L’Arabie Séoudite compte près de six millions d’expatriés sur une population totale estimée à 18 millions d’habitants.
En octobre, le gouvernement s’était assigné comme objectif de garantir de nouveaux emplois à 650.000 Séoudiens dans le cadre du VIe plan de développement quinquennal (1995-2000) visant à remplacer progressivement des travailleurs immigrés par des Séoudiens. (AFP)
Des dizaines de milliers d’étrangers restent illégalement en Arabie Séoudite, à la recherche d’un revenu meilleur que dans leur pays d’origine et au risque de faire de la prison.«J’ai un diplôme universitaire, mais plutôt que de retourner au Sri Lanka, je préfère garder des dromadaires en Arabie», explique Bahjeet Seif à la télévision séoudienne, captée à Dubai.«Au Sri-Lanka, mon métier d’ingénieur électrique ne me rapportait pas le tiers de ce que je gagne ici dans de menus travaux», affirme Bahjeet après son arrestation à Djeddah (Ouest), dans le cadre d’une campagne lancée le 17 juillet contre les étrangers en situation irrégulière dans le royaume.Une amnistie en faveur de ces clandestins arrive à échéance le 16 octobre. Tout contrevenant qui n’aura pas quitté le pays de plein gré avant...