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Actualités - Chronologie

Un outil indispensable : la météorologie spatiale

Les prévisions météorologiques ont pris ces dernières années une importance économique croissante, les professionnels de nombreux secteurs, comme les transports ou l’agriculture, venant s’ajouter aux millions de téléspectateurs qui les suivent chaque jour.
Marché en progression de 10% par an pour Météo-France, la «météo» est devenue un enjeu économique majeur, qui dépasse largement le rôle de protection des biens et des citoyens qui lui était dévolu à l’origine.
A titre d’exemple, selon une étude réalisée en 1993 pour l’Agence spatiale européenne (ESA), le système Météosat a permis d’économiser 900 millions de francs en Europe grâce à la prévention de nombreux sinistres.
Pour assurer des prévisions de plus en plus précises, le réseau de la Veille météorologique mondiale, de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), agence de l’ONU, est aujourd’hui doté de 10.106 stations terrestres, 950 de radiosondages, 6.726 navires instrumentés, 800 bouées ancrées et dix satellites.
Lancé mardi soir par une fusée Ariane, le satellite Météosat-7 est le onzième du réseau.
Outre les observations réalisées avec leurs radiomètres, dans le visible, sur les déplacements des masses d’air et des nuages, ces satellites recueillent des informations dans l’infrarouge, mesurent les températures, les pressions dans les diverses couches de l’atmosphère, la force, la vitesse et la direction des vents, l’ensoleillement et les précipitations.

Prévisions plus précises

Ils collectent aussi les données des stations terrestres, maritimes ou aériennes, les acheminent au sol et retransmettent ensuite vers les services de météorologie cartes et images, qui sont dressées à partir de cette masse considérable d’informations.
Dans son centre principal de Toulouse, Météo France utilise un ordinateur Cray 98, qui traite 8 milliards d’opérations par seconde. Devenu insuffisant, il va bientôt être remplacé.
Par ailleurs, l’Europe prépare la seconde génération des Météosat, les MSG (Météosat de seconde génération), qui auront un débit de données dix fois supérieur à celui de Météosat-7. Construits eux aussi par Aérospatiale, «ces trois satellites fourniront des images de la Terre tous les quarts d’heure (contre 30 minutes actuellement) et disposeront de douze canaux de mesure (trois aujourd’hui). La résolution des images sera d’un kilomètre dans le visible, contre 2,25 pour Météosat-7», souligne M. Patrick Mauté, responsable du programme MSG à l’Aérospatiale à Cannes.
«Leur capacité d’observation de l’atmosphère sera multipliée par quatre et ils seront deux fois plus performants que les GOES et les GMS».
Pour la première fois, les MSG, dont le premier sera lancé en 2000, embarqueront un système de détection des balises de détresse du type Argos en Europe et en Afrique.
Alors que le système international actuel, Sarsat-Cospas, en orbite polaire, permet seulement de localiser ces balises, les MSG pourront les identifier et les suivre en continu. «Avec les MSG, ajoute M. Mauté, les prévisions à court et moyen terme seront plus précises, les orages et les tempêtes mieux suivis». (AFP)
Les prévisions météorologiques ont pris ces dernières années une importance économique croissante, les professionnels de nombreux secteurs, comme les transports ou l’agriculture, venant s’ajouter aux millions de téléspectateurs qui les suivent chaque jour.Marché en progression de 10% par an pour Météo-France, la «météo» est devenue un enjeu économique majeur, qui dépasse largement le rôle de protection des biens et des citoyens qui lui était dévolu à l’origine.A titre d’exemple, selon une étude réalisée en 1993 pour l’Agence spatiale européenne (ESA), le système Météosat a permis d’économiser 900 millions de francs en Europe grâce à la prévention de nombreux sinistres.Pour assurer des prévisions de plus en plus précises, le réseau de la Veille météorologique mondiale, de l’Organisation...