Cette information n’a pas été confirmée au ministère de Finances, où une porte-parole l’a qualifiée mardi de «prématurée»;
L’article «est prématuré. On n’a pas (encore) eu les conclusions de M. Delebarre», a-t-elle dit.
Selon le quotidien, l’ancien ministre socialiste du Travail Michel Delebarre, chargé en juillet dernier d’une «mission de concertation sociale», rendra vendredi un rapport qui proposera «une ouverture limitée du capital de l’opérateur public moyennant certaines «compensations» sociales à destination des salariés et des usagers».
«La part de capital qui donnerait lieu à une mise en Bourse et à une distribution au personnel, voire à des actionnaires institutionnels, sera fixée par Bercy. Elle pourrait s’établir autour de 20% alors que le précédent gouvernement n’excluait pas d’aller jusqu’à 49%».
L’ancienne majorité avait voté une loi autorisant l’Etat à réduire sa participation jusqu’à 51%. Le processus, lancé au printemps, a été suspendu au lendemain de la victoire des socialistes aux élections législatives, le 1er juin.
En plus de la mise sur le marché, des liens capitalistiques devaient être noués avec Deutsche Telekom, déjà partenaire de France Télécom dans Global One.
Michel Delebarre a rencontré le P-DG de l’opérateur allemand le mois dernier pour évoquer ce sujet.
Mais on ignore si le gouvernement de Lionel Jospin autorisera des échanges de participations.
«Le Monde» explique que pour faire accepter l’ouverture du capital de France Télécom, le gouvernement pourrait revoir certaines conditions. «Les principales modifications devraient résider dans le maintien d’une part largement majoritaire de l’Etat et éventuellement dans une nouvelle définition du service universel tel qu’il est actuellement codifié par la loi Fillon (votée par l’ancienne majorité)».
Cette notion pourrait être élargie «aux nouveaux services liés à l’informatique, peut-être même à Internet. Ce qui mettrait les PME à l’abri d’éventuelles distorsions de concurrence, dont les grands groupes risquent d’être, sinon, les seuls bénéficiaires», souligne le journal. (Reuter)

