Dès lundi matin, les quotidiens français rapprochaient d’ailleurs le drame qui a coûté la vie à la princesse de Galles de la chute tragique de la voiture de la princesse Grace dans un petit ravin des hauts de la principauté, le 13 septembre 1982.
Sa mort avait connu un retentissement mondial, moindre cependant que pour Diana, autant en raison de l’éclat qu’elle avait apporté à la principauté depuis son mariage avec Rainier III, que pour son passé de star du grand écran dont Alfred Hitchcock, son réalisateur fétiche, disait qu’elle était «à la fois l’eau et le feu».
Depuis, et comme pour la reine et le duc d’Edimbourg, les médias ont délaissé quelque peu le prince-souverain (il fallut quand même démentir officiellement la rumeur d’un remariage avec la veuve de David Niven), pour focaliser leur intérêt sur les descendances, tant royales que princières.
A Monaco comme à Londres, les échotiers s’en sont donné à cœur joie, régulièrement alimentés par les communiqués de mariages, de naissances ou de divorces, à l’affût des séparations et des amours cachées quand le carnet mondain ne suffisait plus.
Charles, Diana, Camilla, le major Hewitt, Dodi, Anne, Mark Philips, Andrew et Sarah d’un côté, Caroline mariée, divorcée, remariée, maman puis veuve, Stéphanie fiancée, Stéphanie mariée, Stéphanie bafouée, de l’autre. Entre Buckingham et le Rocher, la presse «people» aura fait depuis quinze ans ses choux gras de la vie intime des deux familles.
Pour les Grimaldi, après la tornade de l’automne 1996 provoquée par la publication en Italie de photos galantes de Daniel Ducruet en compagnie d’une strip-teaseuse belge, 1997 a marqué une accalmie. Celle-ci a permis à la famille de célébrer tout au long de l’année dans la sérénité le 700e anniversaire de l’arrivée du premier de la dynastie sur le Rocher.
Les lendemains de fête pourraient cependant ramener journalistes et paparazzi à Monte Carlo. Se pose déjà la question de la succession. Le prince Rainier atteindra 75 ans en mai prochain. Régnant depuis quarante-huit ans, il n’a jamais fait mystère de la possibilité de céder le trône au prince héréditaire «quand celui-ci sera prêt». Albert aura 40 ans en mars 1998, l’âge de se marier et de penser à assurer l’avenir dynastique.
Deux jolies occasions pour faire remonter les tirages des tabloïds qui rêvent, au choix, à un couronnement ou une belle noce sous le soleil de la Riviera. (AFP)


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