Le directeur de l’Organisation iranienne du pèlerinage, M. Hossein Rézaï, a exigé l’ouverture «de négociations officielles pour déterminer les conditions de voyages» en Irak des pèlerins iraniens, dans des déclarations publiées par la presse.
«L’Irak a refusé l’offre de Téhéran d’envoyer une délégation officielle à Bagdad pour parler des conditions de séjour des pèlerins», a-t-il affirmé, accusant Bagdad d’avoir également refusé «d’envoyer une délégation» à Téhéran.
M. Rézaï a qualifié d’«ambiguë» l’offre irakienne. «Tout cela est ambigu car l’Irak refuse de discuter des modalités de séjour des pèlerins (...) mais continue de faire de la propagande» sur son offre, a-t-il ajouté.
L’Irak s’était déclaré disposé jeudi à accueillir trois mille pèlerins iraniens par semaine à partir du 4 septembre.
Mercredi, M. Rézaï avait jugé «nécessaires» des entretiens entre Téhéran et Bagdad pour parvenir à un «résultat définitif» au sujet du pèlerinage, expliquant sa réticence par la «mauvaise situation alimentaire et médicale et notamment la pénurie de médicaments» en Irak.
Les principaux lieux saints chiites sont Najaf, à 140 km au sud de Bagdad, qui abrite le mausolée d’Ali, premier imam chiite et Kerbala à 80 km au sud de Bagdad, qui abrite le mausolée de Hussein, deuxième fils d’Ali et troisième imam chiite.
L’Iran et l’Irak n’ont toujours pas conclu de traité de paix et s’accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, intervenu le 20 août 1988, et de continuer à détenir des prisonniers de guerre. (AFP)

