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Actualités - Chronologie

Grozny refuse de signer un accord pétrolier avec Moscou

La Tchétchénie a refusé mercredi de signer un projet d’accord sur la réparation par Moscou du tronçon tchétchène de l’oléoduc Bakou-Grozny-Novorossiisk car le texte qualifiait la république indépendantiste de «sujet de la Fédération de Russie», a indiqué un responsable tchétchène.
Les représentants des ministères russes de l’Energie et des Finances, de la compagnie pétrolière tchétchène IOUNKO et du ministère tchétchène des Finances se sont rencontrés mercredi pour préciser certaines clauses du projet d’accord sur la réparation de l’oléoduc, a indiqué l’agence Interfax.
Mais Khodj-Akhmed Iarikhanov, président de IOUNKO, la «Compagnie Sud-Pétrole» créée par les autorités indépendantistes de la république caucasienne, a estimé que la nouvelle version du projet «était trop politisée».
Le texte «mentionne à plusieurs reprises que la Tchétchénie est sujet de la Fédération de Russie», a expliqué M. Iarikhanov ajoutant qu’il «n’apposerait jamais sa signature» sur ce texte.
La question du statut de la Tchétchénie, qui s’est déclarée indépendante en 1991, est à l’origine de la guerre russo-tchétchène, qui a duré près de 21 mois, et ne figure pas dans l’accord de paix signé en mai par Moscou et Grozny.
Un accord-cadre sur les réparations de l’oléoduc avait déjà été signé par les Russes et les Tchétchènes mi-juillet. Cet accord intervenait à la suite de celui signé quelques jours avant par la Russie, la Tchétchénie et l’Azerbaïdjan sur le transit par leurs territoires respectifs des énormes réserves pétrolières azerbaïdjanaises.
L’accord-cadre prévoyait «l’association des différentes branches et filiales de IOUNKO pour mener conjointement les travaux de remise en exploitation de l’oléoduc». Du côté russe, c’est la société Transneft qui sera chargée par le ministère de l’Energie d’effectuer ces travaux.
Le secrétaire du Conseil de sécurité russe Ivan Rybkine a souligné de son côté que «tout l’équipement nécessaire pour les travaux avait déjà été transporté sur le territoire tchétchène». Les réparations ne prendront pas plus de trois semaines, selon M. Rybkine, cité par Interfax.
Le tronçon tchétchène de 153 km de l’oléoduc reliant les champs pétroliers azerbaïdjanais au port russe de Novorossiisk (mer Noire) a été endommagé lors de la guerre russo-tchétchène de décembre 1994 à août 1996.
Selon l’accord-cadre, la Tchétchénie pourra également utiliser cet oléoduc pour exporter le pétrole extrait de son territoire, peu important mais de très bonne qualité. (AFP)
La Tchétchénie a refusé mercredi de signer un projet d’accord sur la réparation par Moscou du tronçon tchétchène de l’oléoduc Bakou-Grozny-Novorossiisk car le texte qualifiait la république indépendantiste de «sujet de la Fédération de Russie», a indiqué un responsable tchétchène.Les représentants des ministères russes de l’Energie et des Finances, de la compagnie pétrolière tchétchène IOUNKO et du ministère tchétchène des Finances se sont rencontrés mercredi pour préciser certaines clauses du projet d’accord sur la réparation de l’oléoduc, a indiqué l’agence Interfax.Mais Khodj-Akhmed Iarikhanov, président de IOUNKO, la «Compagnie Sud-Pétrole» créée par les autorités indépendantistes de la république caucasienne, a estimé que la nouvelle version du projet «était trop politisée».Le...