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Actualités - Communiques Et Declarations

Sfeir : la souveraineté et l'indépendance sont tronquées

De sa résidence d’été à Dimane, le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a une fois de plus réaffirmé hier ses positions de principe par rapport aux développements dans le pays. Pour lui, la situation au Liban est encore loin d’être normale, et pour cause: la souveraineté et l’indépendance sont tronquées, la crise économique bat son plein alors que le Sud est en permanence la cible d’agressions en tous genres.
Devant une délégation de jeunes Libanais venus de Douma, Mgr Sfeir s’est félicité toutefois de l’amélioration de l’état de la sécurité, déclarant à ce sujet: «Le canon s’est tu, les barricades ont été démantelées, et les gens ont été partiellement désarmés. Mais cela ne signifie pas que nous nous trouvons dans une situation idéale. Le chemin à parcourir reste long et nécessite plus de solidarité». Et de poursuivre: «Notre souveraineté et notre indépendance sont tronquées, la crise économique sévit dans le pays alors que les agressions quotidiennes contre le Sud provoquent sans cesse la mort et l’exode de nombreux citoyens».
Par ailleurs, concernant le dialogue islamo-chrétien, le patriarche maronite a affirmé que «le chrétien devrait comprendre le musulman, et vice versa». Le cardinal Sfeir a en outre souligné l’importance de l’exhortation apostolique dans la mesure notamment où elle invite les Libanais à un changement de mentalité. Selon lui, un tel changement étant difficile à l’âge adulte, il convient que les jeunes s’y conforment.

Délégation d’Amal
à Dimane

Les derniers développements au Sud, et dans la région de Jezzine en particulier, ont été en outre au centre des entretiens que le patriarche a eus avec une délégation d’Amal venue l’inviter au nom du président de l’Assemblée, M. Nabih Berry, au meeting organisé le 31 août en souvenir de la disparition de l’imam Moussa Sadr.
A l’issue de l’entretien, le chef de la délégation, cheikh Hassan Masri, a indiqué que le principal souci du patriarche était «la protection du Sud contre tout complot».
Au sujet de Jezzine, cheikh Masri a déclaré: «Notre préoccupation essentielle est de maintenir les habitants de Jezzine dans leur région ainsi que les habitants de la bande frontalière. C’est la résistance la plus importante contre l’ennemi israélien. Dans ce cadre, a-t-il ajouté, nous savons que les attentats à l’explosif perpétrés par Israël à Jezzine ou à Bater contre les membres de toutes les communautés visent à vider les régions de leurs habitants, et à inciter les jeunes de Jezzine à rejoindre les rangs de l’ALS».
Egalement reçu par le cardinal Sfeir, l’ancien député Samir Aoun a indiqué que le patriarche était «convaincu de la réalité de l’implantation». M. Aoun a en outre évoqué avec le prélat maronite «la mainmise de l’Etat sur le bien-fonds No 1721 à Nahmé, appartenant à l’Ordre des moines maronites». «J’ai été étonné de constater que Sa Béatitude n’était au courant de rien», a dit l’ancien député avant de s’interroger: «Le chef du gouvernement accepterait-il une maimise sur les propriétés de la communauté sunnite?»
De sa résidence d’été à Dimane, le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a une fois de plus réaffirmé hier ses positions de principe par rapport aux développements dans le pays. Pour lui, la situation au Liban est encore loin d’être normale, et pour cause: la souveraineté et l’indépendance sont tronquées, la crise économique bat son plein alors que le Sud est en permanence la cible d’agressions en tous genres.Devant une délégation de jeunes Libanais venus de Douma, Mgr Sfeir s’est félicité toutefois de l’amélioration de l’état de la sécurité, déclarant à ce sujet: «Le canon s’est tu, les barricades ont été démantelées, et les gens ont été partiellement désarmés. Mais cela ne signifie pas que nous nous trouvons dans une situation idéale. Le chemin à parcourir reste long et...