Le vice-secrétaire général du secrétariat de l’ASEAN Suthad Setboonsarng a indiqué qu’il était vital d’augmenter ce fonds pour réduire les dégâts causés par la tempête monétaire déclenchée dans la région après la décision de laisser flotter le baht thaïlandais le 2 juillet.
Il a néanmoins qualifié les remous actuels de phénomène temporaire, selon le quotidien «Business Times».
«Le problème n’est pas passé inaperçu à l’ASEAN. Nous avons étudié diverses mesures concernant les marchés financiers et des capitaux», a déclaré M. Suthad, cité par le journal.
«Cette expérience nous montre l’ampleur que ces mesures devraient avoir, l’accord existant n’étant pas assez complet», a-t-il ajouté.
L’accord actuel signé par cinq pays — Singapour, Malaisie, Indonésie, Thaïlande et Philippines — donne accès à un maximum de 80 millions de dollars US pour chaque aide, chaque pays signataire apportant 40 millions de dollars au fonds. Cet accord a été signé en 1987 et révisé en 1992.
Les cinq pays se sont mis d’accord lors d’une récente rencontre entre les banques centrales d’Asie du Sud-Est et du Pacifique pour prolonger d’un an l’arrangement à compter du 5 août.
Il donne accès à des liquidités à court terme pour faire face à un besoin temporaire de la balance des paiements. Un pays membre qui a besoin de liquidités peut échanger sa monnaie contre des dollars américains fournis par les autres membres.
«Je pense que quand l’ASEAN avance à ce rythme (...) avec une moyenne de 7% (de croissance) pour la décennie écoulée (...) il est certain que le moteur va commencer à chauffer un petit peu et tous ces mécanismes devront être mis en place pour y faire face», a dit M. Suthad.
Il a souligné que l’ASEAN devait mettre en place de tels accords parce qu’elle ne peut pas compter sur le Fonds monétaire international (FMI) pour résoudre tous ses problèmes.
Le FMI a piloté le bouclage d’un paquet de mesures d’urgence de 16,7 milliards de dollars pour venir en aide à la Thaïlande.
L’ASEAN regroupe Brunei, la Birmanie, l’Indonésie, le Laos, la Malaisie, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam.
Par ailleurs, le ministre indonésien des Finances, Mar’ie Muhammad, a indiqué que ses homologues de l’ASEAN pourraient discuter des turbulences monétaires avec les ministres des Finances européens lors d’une rencontre prévue à Bangkok le 19 septembre.
Depuis le début du mois de juillet, le baht a perdu près de 20% de sa valeur face au dollar, le peso philippin et le ringgit malaisien plus de 10% chacun tandis que le dollar de Singapour a baissé de près de 6%. (AFP)


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