«Il n’est pas question de reporter le déploiement des missiles tant que les raisons qui nous ont poussés à les commander persistent», a déclaré le chef de la diplomatie chypriote Yannakis Cassoulides, dans une interview au quotidien de droite «Agon».
Selon M. Cassoulides, ces raisons disparaîtront «lorsque le peuple chypriote ne sentira plus sa sécurité menacée au point d’avoir besoin des missiles», que Nicosie et Moscou qualifient de défensifs mais qui ont attiré des menaces de représailles turques.
Il a toutefois noté «le mécontentement que l’achat de missiles russes a soulevé parmi plusieurs pays occidentaux, dont les Etats-Unis».
Le chef de la diplomatie chypriote a indiqué qu’au cours des pourparlers interchypriotes de Glion (Suisse) du 11 au 16 août, le leader chypriote-turc Rauf Denktash avait refusé de discuter avec le président chypriote Glafcos Cléridès «d’un projet de réduction des forces et des équipements militaires, ainsi que de la démilitarisation de Chypre».
L’ONU a appelé à plusieurs reprises à une réduction des effectifs turcs au nord (35.000 soldats) et de l’achat d’armements sophistiqués par les Chypriotes-grecs.
Avant la première série des pourparlers aux Etats-Unis, en juillet, M. Cléridès avait promis de renoncer aux missiles si une solution était trouvée à la division de l’île.
Chypre est divisée depuis l’invasion turque de sa partie nord à la suite d’un coup d’Etat à Nicosie, inspiré par le régime militaire alors au pouvoir à Athènes et visant à rattacher l’île à la Grèce.
Lors de la visite à Moscou en juin dernier de M. Cassoulides, le ministre russe des Affaires étrangères Evgueni Primakov avait confirmé l’intention de son pays de mener à bien la vente de missiles sol-air à Chypre et minimisé la portée des menaces d’Ankara. (AFP)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir