Le pointage des trois juges a été favorable à Green, 113-112, 116-113 et 114-112, à la joie du public newyorkais (Green vit à New York), mais à la surprise des spécialistes.
Joppy avait en effet surmonté un passage au tapis à la deuxième reprise sur un crochet du gauche du prétendant, en envoyant son adversaire au sol deux fois dans la reprise suivante puis en contrôlant assez régulièrement les échanges malgré une main droite visiblement fracturée.
Malgré son style fuyant, Joppy semblait le plus effectif tandis que Green, dont l’œil gauche était touché, réagissait sur quelques rares mais lourds crochets du gauche.
L’Américain a visiblement souffert d’un point de déduction à la onzième reprise, lorsqu’il frappait son adversaire par l’arrière mais le touchait tout de même à la face. L’arbitre optait pour le coup illégal et punissait Joppy.
«Je pense que ma main est fracturée, mais j’estime avoir tout de même fait assez pour l’emporter. Je souhaite une revanche», déclarait Joppy après la première défaite de sa carrière riche de 24 victoires et un nul. L’Américain était d’autant plus déçu qu’il s’était rendu disponible en dernière minute en remplacement de son compatriote Lonnie Bradley, champion WBO blessé.
«Il était venu pour fuir et je mérite amplement cette victoire», estimait pour sa part Green, qui signait la plus importante de ses 22 victoires pour deux défaites.
Lopez reste invaincu
Le Mexicain Ricardo Lopez a conservé son titre mondial des pailles (WBC) et ravi celui des mi-mouches (WBO) du Portoricain Alexander Sanchez, en s’imposant par arrêt de l’arbitre à la cinquième reprise.
Lopez a réussi ainsi la 21e défense de son titre mondial et préservé son invincibilité en 46 combats. Il a dominé le combat, envoyant son adversaire au tapis à deux reprises (2e et 5e), la seconde fois contraignant l’arbitre à mettre fin à une véritable punition à travers un véritable déluge de coups.
Sanchez s’est vu pénalisé d’un point de pénalité pour s’appuyer sur son adversaire et le frapper lors de la quatrième reprise. Quelques secondes plus tard, il aurait même dû être compté lorsqu’il est allé au tapis en s’accrochant aux jambes de Lopez mais l’arbitre lui a accordé un généreux répit optant pour une glissade.
Lopez a cependant trouvé la faille en deux minutes dans le round suivant, arrosant son adversaire de coups dont un gauche dévastateur au visage.
Débuts expéditifs de
Trinidad
Le Portoricain Félix Trinidad, champion du monde des welters (IBF), a effectué des débuts expéditifs chez les super-welters en battant l’Australien Troy Waters par KO à la première reprise.
Trinidad devait initialement s’attaquer au titre mondial WBC de l’Américain Terry Norris mais ce combat avait d’abord été reporté puis avait échoué pour une querelle entre Norris et le promoteur Don King. Le Portoricain devait ensuite affronter le Français Laurent Boudouani, champion WBA, mais ce dernier avait renoncé sur blessure.
Waters, prétendant No1 réputé pour ses capacités d’encaisseur, n’a pas pesé lourd avant d’encaisser sa 5e défaite en 32 combats. Il est passé au tapis une première fois, à retardement, après une gauche puissante à la tempe. Compté neuf, il s’est relevé mais fut coincé dos aux cordes et bombardé de coups jusqu’à épuisement, compté cette fois dix par l’arbitre à 10 secondes de la fin du round.
«J’étais venu pour gagner par KO», a affirmé Trinidad, invaincu en 32 combats dont 28 signés avant la limite et désormais prétendant No1 de la catégorie. «J’ai confiance en mon promoteur Don King pour forcer Norris à m’affronter pour que je devienne le No1 des super-welters».
«Je pense que Terry Norris a peur», a lancé King. «Il a montré sa lâcheté en faisant machine arrière... Il ne peut s’enfuir. Ou alors, il ne lui reste plus qu’à renoncer à son titre».
Bonilla vainqueur
Le Vénézuélien José Bonilla a conservé dimanche matin son titre de champion du monde mouches (WBA) en battant aux points le Panaméen Evangelio Pérez à Cumana au Venezuela.
Bonilla reste sur un score de 23 victoires en 26 combats dont douze par KO, et trois défaites.


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