La hausse depuis le début de l’année atteint 25,41%.
En brandissant l’arme des taux d’intérêt pour combattre toute résurgence de l’inflation, les autorités monétaires allemandes avaient au creux de l’été (15 août) déclenché un beau chahut sur les marchés financiers.
En points, Wall Street enregistrait sa plus forte baisse depuis le krach de 1987 tandis que le dollar reculait vers les 6,10FF après avoir flirté avec les 6,40FF.
Les places européennes — Francfort en tête — subissaient de sévères prises de bénéfices en attendant les deux rendez-vous importants de la semaine: la réunion de la Banque centrale américaine mardi et celle de la Bundesbank jeudi.
Fermée le 15 août, la Bourse de Paris amorçait la semaine sur une chute de 3,4% lundi en début de séance avant de finir sur un repli de 1,77%, grâce à un spectaculaire rétablissement de Wall Street.
Les analystes n’étaient plus très nombreux à parier sur un tour de vis du crédit aux Etats-Unis, mettant en exergue les performances de l’économie américaine: une croissance soutenue sans aucun signe de tension sur les prix.
Les faits ont donné raison à ces experts: le comité monétaire de la FED laissait inchangés ses taux directeurs. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, la Bundesbank annonçait que sa prochaine prise en pension serait effectuée à 3%,un taux inchangé depuis un an.
Les marchés sous
pression
Le dollar retrouvait des ailes tandis que les investisseurs attendaient, confiants, la réunion de la Bundesbank. Jeudi cette dernière annonçait ne pas modifier le niveau de ses deux taux directeurs. Mais en revanche elle se laissait une marge de manœuvre en décidant d’avoir recours à une annonce hebdomadaire de son taux de prises en pension.
Cette dernière initiative laissait sous pression les marchés qui ont réagi brutalement vendredi à l’annonce d’une forte hausse des prix à l’importation en juillet en Allemagne (+4,2% en glissement annuel).
Cette progression surprise, la plus importante depuis juin 1989, a relancé les craintes d’une reprise de l’inflation en Allemagne et, a fortiori, d’un relèvement des taux de la Bundesbank.
Ces craintes étaient encore renforcées par l’annonce d’une hausse des prix à la consommation en Bavière de 0,1% en août par rapport à juillet (1,8% sur un an).
Les places financières restent donc à la merci des «humeurs» des banques centrales et de l’évolution du dollar.
Les analystes excluent toutefois une correction sévère des marchés en raison notamment du décalage du cycle économique entre les Etats-Unis et l’Europe et du niveau très bas des taux d’intérêt.


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