Pour sa part, le chef de la délégation, M. Mohammad Malki, directeur général des Chambres de commerce syriennes, a indiqué que «les hommes d’affaires et les commerçants syriens sont disposés à exporter des vivres et d’autres marchandises vers l’Irak, conformément à l’accord avec l’ONU».
La délégation, qu’il préside et qui regroupe douze représentants d’entreprises syriennes, a entamé samedi des contacts avec les responsables irakiens et les représentants du secteur privé en vue de conclure des contrats de vente de produits alimentaires.
Selon un porte-parole officiel irakien, «l’objectif principal de ces entretiens est la signature d’un contrat de vente de blé ainsi que d’autres produits alimentaires» à l’Irak.
L’Irak est autorisé depuis décembre 1996 par l’ONU, conformément à l’accord «pétrole contre nourriture», à vendre pour deux milliards de dollars de pétrole par semestre pour acheter des vivres et des médicaments pour sa population.
L’ONU a accordé en août à l’Irak, soumis à un embargo international depuis 1990, l’autorisation d’importer des marchandises par sa frontière avec la Syrie.
A partir du port de Tartous
Le ministre du Commerce a indiqué, à ce propos, que l’Irak avait récemment conclu un contrat pour l’achat de produits alimentaires qui seront acheminés pour la première fois à partir du port syrien de Tartous (sur la Méditerranée). Jusqu’à présent, les marchandises destinées à l’Irak passaient notamment par le port jordanien d’Akaba, sur la mer Rouge.
Les relations entre la Syrie et l’Irak, rompues à cause du soutien de Damas à Téhéran dans la guerre Iran-Irak (1980-88), se sont nettement réchauffées depuis trois mois et la frontière syro-irakienne, fermée en 1982, a été rouverte début juin.
L’Irak a annoncé jeudi sa participation à la Foire internationale de Damas, à partir du 28 août, pour la première fois depuis 17 ans. Selon l’agence INA, une délégation irakienne, groupant des responsables de plusieurs ministères, s’est rendue samedi à Damas pour préparer le pavillon irakien.
Une délégation conduite par le président de l’Union des industriels irakiens, M. Adnane al-Qodsi, a pour sa part regagné vendredi Bagdad après une visite d’une semaine en Syrie.
Le quotidien Babel, contrôlé par Oudaï, fils aîné du président irakien Saddam Hussein, s’est félicité samedi du rapprochement entre Bagdad et Damas.
«L’évolution relative des relations entre l’Irak et la Syrie est une bonne chose et un rétablissement de leurs relations diplomatiques serait encore mieux. Une coopération entre l’Irak et la Syrie, pour faire face à l’alliance israélo-turque et à l’obstination sioniste à occuper le Golan, est bénéfique pour tous les Arabes», a écrit Babel. (AFP)


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