Pen Sovann, un ancien haut responsable du Parti populaire cambodgien (PPC) du Hun Sen devenu une des principales figures de l’opposition, a été accompagné à l’aéroport de Phnom Penh par des responsables de l’ONU et de l’ambassade des Etats-Unis, dont l’ambassadeur Kenneth Quinn, qui l’ont escorté jusqu’à un avion en partance pour Kuala Lumpur.
Pen Sovann a indiqué avant son départ qu’il pensait se rendre en France, en Angleterre, aux Etats-Unis ou en Australie, mais qu’il avait l’intention de revenir au Cambodge pour participer aux élections prévues l’année prochaine, «si la situation le permet».
Il a précisé qu’il était passé dans la clandestinité depuis le renversement de prince Norodom Ranariddh, chassé du pouvoir par Hun Sen début juillet.
«Je craignais pour ma vie et j’ai dû changer de cachette tous les jours. J’ai essayé de quitter le Cambodge plus tôt, mais c’était impossible», a-t-il dit.
Pen Sovann, qui fut président du Conseil des ministres à l’époque du gouvernement mis en place par le Vietnam après la défaite des Khmers rouges en 1979, avait ensuite été arrêté en 1981 et emprisonné au Vietnam.
Il avait indiqué avoir passé plus de dix ans dans des prisons et des hôpitaux psychiatriques au Vietnam sur ordre de Hun Sen. Il avait été relâché en1992 à la suite des accords de Paris sur le Cambodge et jouit d’une forte popularité au Cambodge en raison de son opposition au Vietnam.
De nombreux Cambodgiens considèrent que le Vietnam, un rival régional historique du Cambodge, est un voisin hostile qui cherche à s’emparer de leur pays. (AFP)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir