«Dans cette maison se tint le premier congrès sioniste à l’appel et sous la direction du Dr Theodor Herzl (1860-1904), les 29-31 août 1897, qui fonda l’organisation sioniste pionnière de l’Etat d’Israël», dit la plaque.
Des centaines d’intellectuels et de dirigeants politiques d’Israël, de Suisse et d’ailleurs se sont donné rendez-vous à Bâle pour une série de manifestations qui culmineront avec une cérémonie officielle le dimanche 31 août.
«A Bâle, j’ai fondé l’Etat juif», écrivait le journaliste autrichien dans son journal intime après la réunion de 196 délégués au Stadt-Casino.
«Si j’en parlais aujourd’hui, le monde entier en rirait. Mais dans cinq ans peut-être, cinquante ans en tout cas, chacun verra que j’ai raison», ajoutait Theodor Herzl.
Un demi-siècle plus tard, en 1948, David Ben Gourion créait l’Etat d’Israël. Herzl, lui, s’était éteint trop tôt, en 1904, pour voir son rêve réalisé.
Mais l’éclat du centenaire a été terni par une longue polémique avec les organisations juives sur les relations de la Suisse avec le régime nazi.
Les retombées de la polémique se sont soldées par une confusion sur le niveau de représentation officielle de la Suisse et d’Israël.
Invoquant des raisons de calendrier, le président israélien Ezer Weizman a renoncé à se rendre à Bâle et Israël sera représenté par son vice-président et président de la Knesset, Dan Tichon.
La Suisse a du coup refusé de déléguer son propre président, Arnold Koller, et envoie seulement la présidence de la chambre des députés Judith Stamm.
En outre, 800 personnes se sont réunies à la mi-août à Bâle sur le thème: «100 ans de sionisme, libération ou oppression?»
«La réalisation du projet sioniste défini à Bâle en 1897 a marqué le début d’un interminable cauchemar pour des millions de Palestiniens et transformé le Proche-Orient en zone de conflit permanent», ont-ils dit. (AFP)


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