Le chef de l’Armée du Liban-Sud le général Antoine Lahd a expliqué le bombardement par ses troupes de la ville de Saïda, qui a fait 6 morts et 38 blessés lundi, dans une interview publiée hier par un quotidien israélien.
«Nous ne pouvions pas rester les bras croisés alors que le Hezbollah assassine nos enfants», a affirmé le général Lahd dans des propos rapportés par le «Yediot Aharanot» et repris par l’AFP.
Il faisait allusion à l’explosion d’une bombe lundi matin sur la route de Kfarhouna-Aychiyé à Jezzine, dans laquelle trois civils ont été tués, dont deux adolescents, enfants d’un commandant de l’ALS ayant trouvé la mort quatre ans plus tôt dans des circonstances analogues.
Le Hezbollah et Israël s’étaient rejetés la responsabilité de cet attentat.
«Il n’y avait aucune raison de tuer ces deux enfants. Nous avons pensé qu’il fallait réagir à ce double meurtre. Je regrette uniquement qu’après le bombardement (lundi) de Saïda, le Hezbollah ait réagi en tirant des roquettes Katioucha contre Israël», a poursuivi le général Lahd.
Il a ajouté «contrôler parfaitement l’ALS» et assuré que «la lutte contre le Hezbollah continuerait».
Le Hezbollah avait répliqué au bombardement de Saïda en tirant une cinquantaine de roquettes sur le nord d’Israël, blessant un civil.
Israël a tout d’abord désavoué ce bombardement de l’ALS. Mais le commandant de l’unité de liaison israélienne, le général Eli Amitaï, l’a justifié mercredi, en déclarant à la radio de l’ALS que le général Lahd avait été «contraint» d’ordonner le bombardement de la ville après la mort des deux adolescents, Jean et Rima Nasr.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir