D’après les projections de la profession citées par le «Los Angeles Times», les chiffres des recettes de l’été devraient atteindre en 1997 au moins 2,2 milliards de dollars, soit le meilleur résultat depuis 1994, lorsque les ventes de billets avaient atteint 2,21 milliards de dollars.
Dans sa définition hollywoodienne, l’été commence le jour du Memorial Day, le dernier lundi de mai, et s’achève au Labour Day, le premier lundi de septembre. Quarante pour cent des tickets vendus sur l’ensemble de l’année le sont durant cette période.
Au total, d’ici le 1er septembre, jour de la fête du travail, dix films devraient avoir totalisé 100 millions de dollars de recettes ou davantage aux guichets des salles américaines et deux d’entre eux — «Lost World: Jurassic Park» de Steven Spielberg et «Men in Black» de Barry Sonenfeld — ont déjà dépassé la barre des 200 millions de dollars.
A l’approche de l’été, l’optimisme n’était pourtant pas de rigueur à Hollywood, les experts craignant que l’affrontement entre un grand nombre de films à très gros budget ne fasse beaucoup de perdants.
Finalement, la plupart de ces films se sont révélés profitables: «Air Force One» et «Face/Off», dont les coûts de production se sont élevés à 90 millions de dollars, devraient, selon les projections, récolter respectivement 175 et 112 millions de dollars. Un des meilleurs résultats est celui de «My Best Friend’s Wedding», comédie romantique avec Julia Roberts, qui devrait recueillir 120 millions de dollars pour un coût de 42 millions de dollars.
L’été a néanmoins connu un grand perdant et quelques déceptions. L’échec de «Speed 2: Cruise Control», un des films les plus chers de l’été (quelque 150 millions de dollars), devrait entraîner pour Fox des pertes estimées à au moins 65 millions de dollars.
Spielberg
vainqueur
Autre déception, le quatrième film de la série des «Batman», «Batman and Robin», qui a coûté 175 millions de dollars et dont les recettes s’élèvent jusqu’à présent à 105 millions.
«Je mentirais si je disais que je n’ai pas été déçu», a déclaré au «Los Angeles Times» Bob Daly, coprésident de Warner, tout en se disant convaincu que le film sera finalement profitable grâce au marché étranger, les ventes des droits télévisés et des produits associés.
De tous les grands studios, Sony, qui se débat pourtant dans les problèmes depuis plusieurs années, est le grand vainqueur de l’été, notamment grâce à deux de ses productions: «Men in Black» et «Air Force One».
En juillet, Sony a obtenu 41,2% des parts de marché, selon des chiffres récemment cités par le quotidien professionnel «Daily Variety», et est devenu la première compagnie à enregistrer plus de 300 millions de dollars de recettes en un seul mois. D’ici début septembre, ces recettes pourraient se chiffrer à 600 millions de dollars.
Entre le 1er janvier et le 3 août de cette année, Sony arrive également en tête des studios avec 23,4% des parts de marché. Ce résultat contraste avec celui obtenu il y a un an: avec seulement 9,1% des parts, Sony était en sixième position.
Et s’il ne fallait citer qu’un vainqueur, ce serait sans doute Steven Spielberg qui est lié aux deux succès de l’été: il a mis en scène «The Lost World» dont les recettes globales (marché américain et marché étranger) atteignent déjà 435 millions de dollars. Et, à travers sa société de production, Amblin Entertainment, il participe au triomphe de «Men in Black». (AFP)


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