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Actualités - Chronologie

Il était recherché pour son implication dans l'assassinat de Dany Chamoun

Elie Gergès Akiki, recherché pour complicité de meurtre dans l’affaire Dany Chamoun et arrêté en juillet dernier aux U.S.A., a été relaxé hier par les autorités américaines en dépit d’une demande d’extradition que la justice libanaise s’apprêtait à leur adresser.

Les autorités libanaises ont été informées hier par Interpol-Washington de la libération d’Elie Gergès Akiki, sans que pour autant elles ne reçoivent la moindre indication sur les raisons de cette relaxation.
Hier, un mois après avoir reçu d’Interpol-USA un télégramme annonçant l’arrestation d’Elie Gergès Akiki, condamné par la justice libanaise à dix ans de travaux forcés pour participation à l’assassinat de Dany Chamoun, le procureur général près la Cour de cassation, M. Adnan Addoum, avait envoyé la demande d’extradition au ministre de la Justice, M. Bahige Tabbarah. Selon la procédure légale, celui-ci, après avoir donné son accord au dossier préparé par M. Addoum, le transmettra au ministère des Affaires étrangères qui l’enverra aux autorités compétentes aux Etats-Unis.
Le 24 juillet dernier, le procureur Addoum avait reçu un télégramme en provenance de Washington annonçant l’arrestation dans la capitale fédérale américaine du dénommé Elie Akiki, sur base d’un mandat d’arrêt international émis par Interpol. Dans leur télégramme, les Américains demandent aux autorités libanaises si elles souhaitent toujours obtenir l’extradition et par conséquent, ils souhaiteraient savoir quelles sont les charges retenues contre lui et les peines auxquelles il est condamné.
Le procureur général avait aussitôt entrepris des contacts pour connaître le sérieux du télégramme américain, surtout après la lamentable expérience de l’arrestation en Géorgie de Roger Tamraz, suivie de sa relaxe au bout de 72 heures. Cette affaire précédant de peu la levée de l’embargo sur le voyage des Américains au Liban, ainsi que de nombreuses réunions de coopération judiciaire entre les autorités libanaises et américaines, M. Addoum a décidé de préparer le dossier d’extradition et donc de demander la traduction en anglais des mandats d’arrêt émis contre Elie Akiki, ainsi que le verdict de la Cour de justice dans l’affaire de l’assassinat de Dany Chamoun, de sa femme et de leurs deux fils, publié le 24 juin 1995.

Pas de traité
d’extradition

Dans son verdict, la cour a estimé que Elie Gergès Akiki, membre du service de sécurité des FL dissoutes, avait participé à l’assassinat de Dany Chamoun, en montant la garde, avec certains de ses compagnons devant l’entrée de l’immeuble où résidaient les victimes, pendant qu’une autre unité se chargeait du meurtre proprement dit. Par conséquent, Elie Akiki a été condamné à 15 ans de travaux forcés commués en dix.
Tous ces détails ainsi que d’autres sur l’identité du condamné figurent donc dans le dossier envoyé hier par M. Addoum au ministre Tabbarah.
La décision américaine d’hier est venue interrompre tout ce processus.
A noter que les Etats-Unis et le Liban ne sont pas liés par un traité d’extradition.
Elie Gergès Akiki, recherché pour complicité de meurtre dans l’affaire Dany Chamoun et arrêté en juillet dernier aux U.S.A., a été relaxé hier par les autorités américaines en dépit d’une demande d’extradition que la justice libanaise s’apprêtait à leur adresser.Les autorités libanaises ont été informées hier par Interpol-Washington de la libération d’Elie Gergès Akiki, sans que pour autant elles ne reçoivent la moindre indication sur les raisons de cette relaxation.Hier, un mois après avoir reçu d’Interpol-USA un télégramme annonçant l’arrestation d’Elie Gergès Akiki, condamné par la justice libanaise à dix ans de travaux forcés pour participation à l’assassinat de Dany Chamoun, le procureur général près la Cour de cassation, M. Adnan Addoum, avait envoyé la demande d’extradition au...