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Actualités - Conferences Internationales

Un vaccin contre le paludisme divise les experts

Des experts participant à une conférence internationale sur le paludisme à Hyderabad (sud de l’Inde) sont divisés sur l’efficacité d’un vaccin expérimental colombien controversé.s

Des scientifiques ont défendu ce vaccin expérimental, inventé par le professeur colombien Manuel Elkin Patarroyo, affirmant qu’il avait permis d’obtenir des «résultats majeurs» lors de tests récents en Afrique.
Ses détracteurs ont affirmé que d’autres tests, effectués en Thaïlande, avaient échoué et que ce produit était sans avenir.
Aucun vaccin prouvé n’est actuellement disponible contre le paludisme, ou malaria, maladie en résurgence qui affecte entre 300 millions et 500 millions de personnes dans le monde, en tue chaque année près de 3 millions, et dont on s’attend à un accroissement des cas.
La conférence de Hyderabad, qui marque le centenaire de la découverte de la transmission de la malaria par le moustique, entend lancer un appel à une prise de conscience de l’importance du paludisme.
Le Pr Patarroyo avait mis au point le Sfp 66, mais la prestigieuse revue médicale britannique «Lancet» avait conclu en septembre 1996 à son inefficacité.
Le chef du département d’épidémiologie à l’hôpital universitaire de Barcelone, M. Pedro Alonso, a indiqué que des tests de ce vaccin en Tanzanie avaient eu un taux de réussite de 31%. «C’est un résultat majeur en Afrique», principale région du monde touchée par le paludisme, a-t-il dit.
Il a cependant reconnu que d’autres tests, en Gambie, n’avaient donné qu’un taux de réussite de 8%. En Thaïlande, le vaccin a été inefficace.

Sujet «chaud»

«C’est un sujet chaud. Il y a beaucoup d’excitation quant à ces résultats», a-t-il dit.
Les travaux du Pr Patarroyo, qui n’assiste pas à cette conférence, sont controversés en raison des résultats contrastés de son vaccin expérimental, qui s’appuie sur des protéines des parasites causant la maladie.
Le responsable du contrôle de la malaria à l’Organisation mondiale de la santé, A. Kondrachine, a estimé qu’il s’agissait de «l’un des vaccins les plus avancés», mais a souligné qu’il «n’a été efficace qu’en Colombie et en Tanzanie». Son efficacité en Colombie a été de 53%, a-t-il précisé.
«C’est toujours à un stade expérimental. Nous attendons de voir», a-t-il déclaré.
Andrew Kitua, directeur du centre Ifakara affilié à l’Institut national tanzanien de recherche médicale, a affirmé que les résultats en Tanzanie étaient pour l’instant «assez bons» et qu’il en espérait de «bien meilleurs» en 1998.
Cependant, le Pr David Bradley, de l’Ecole d’hygiène et de médecine tropicale de Londres, a expliqué que ce vaccin avait eu «une efficacité zéro» lorsqu’il avait été testé en Taïlande en 1996. «Ce vaccin n’est pas opérationnel», a-t-il affirmé.
D’autres possibles vaccins sont testés ou expérimentés aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Australie notamment.
Le paludisme est produit par un protozoaire parasite du sang, le plasmodium falciparum, transmis par un moustique femelle des zones marécageuses, l’anophèle. Les anti-paludéens, notamment la chloroquine, sont de moins en moins efficaces, et les moustiques deviennent résistants aux insecticides. (AFP)
Des experts participant à une conférence internationale sur le paludisme à Hyderabad (sud de l’Inde) sont divisés sur l’efficacité d’un vaccin expérimental colombien controversé.sDes scientifiques ont défendu ce vaccin expérimental, inventé par le professeur colombien Manuel Elkin Patarroyo, affirmant qu’il avait permis d’obtenir des «résultats majeurs» lors de tests récents en Afrique.Ses détracteurs ont affirmé que d’autres tests, effectués en Thaïlande, avaient échoué et que ce produit était sans avenir.Aucun vaccin prouvé n’est actuellement disponible contre le paludisme, ou malaria, maladie en résurgence qui affecte entre 300 millions et 500 millions de personnes dans le monde, en tue chaque année près de 3 millions, et dont on s’attend à un accroissement des cas.La conférence de Hyderabad,...