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Actualités - Chronologie

Kim Jong-II réclame l'établissement de relations diplomatiques avec Washington

Le leader nord-coréen Kim Jong-II estime que seul l’établissement de relations diplomatiques entre Washington et Pyongyang peut écarter les menaces de guerre qui pèsent sur la péninsule coréenne, a rapporté l’agence de presse du Nord KCNA.
«Dans le dessein d’éliminer le danger d’une guerre et renforcer la paix, un traité de paix doit être conclu entre les Etats-Unis et nous», écrit l’agence citant une déclaration faite par Kim Jong-II le 4 août, lors d’une cérémonie marquant le 52e anniversaire de la fin de l’occupation japonaise de la péninsule.
«Notre République et les Etats-Unis n’ont conclu qu’un armistice temporaire et tout danger de guerre n’a pas été éliminé de notre pays», a souligné le leader nord-coréen.
Kim Jong-II a enfin précisé, pour la première fois, que son pays «n’a jamais voulu la guerre». Il a demandé aux Etats-Unis de mettre un terme à «la politique d’hégémonie» dans la région.
Evoquant la Corée du Sud, Kim a suggéré la reprise du dialogue inter-coréen, interrompu par la mort de son père, le président Kim II-Sung, il y a trois ans.
«Si les autorités de Corée du Sud abandonnent leur politique antinationale de confrontation et si elles ne sont plus hostiles à la réunification, nous sommes prêts à les rencontrer à tout moment pour discuter de l’avenir de la Nation», a conclu Kim Jong-II.

Départ de la délégation
multinationale

Par ailleurs la délégation multinationale, venue assister à l’inauguration du début des travaux de construction de deux réacteurs nucléaires en Corée du Nord, est repartie hier à bord du Hannara («Un seul pays» en coréen).
Le navire sud-coréen a appareillé avec trois heures de retard, à la suite d’un incident routier qui a empêché des membres de la délégation d’être ponctuels, du port de Hanhwa quasi-désert, sous un crachin après que les douaniers nord-coréens se furent livrés à une inspection en règle du bateau, de la proue à la poupe.
Dans la matinée, la population se rendant à son travail et passant à proximité des quais où il était amarré n’a pas jeté le moindre regard dans sa direction. L’ambassadeur australien à Séoul Mac Willimans a expliqué que, selon l’équipage, cette apparente indifférence était due au fait que le nom du navire pouvait être considéré comme une provocation par les nord-Coréens.
Par ailleurs, des responsables américains n’ont pas été surpris par les remarques du responsable nord-coréen de l’énergie qui a émis des doutes sur la volonté occidentale de mener à terme ce programme nucléaire, mis en place par le KIDO, consortium de l’Organisation de développement de la péninsule coréenne. Cet organisme doit fournir à la Corée du Nord, sous l’égide de la Communauté internationale, deux réacteurs à eau pressurisée de 1.000 mégawatts, dans l’espoir que le régime de Pyongyang accepte de geler son programme d’armement nucléaire développé en secret.
Les Coréens du Nord «estiment que sans les menaces qui pèsent sur nous, rien ne sera fait», a dit un délégué américain, soulignant que le projet d’un coût de cinq milliards de dollars sera mené à terme.
«Si j’étais à leur place, je ferais la même chose, je maintiendrais la pression», a ajouté toutefois un autre.
En outre, contrairement à certaines assertions émanant de la CIA, des Occidentaux travaillant pour le KEDO estiment qu’il n’y aucun signe laissant supposer un effondrement du régime de Pyongyang, malgré la famine qui frappe la Corée du Nord.
«Si vous voulez savoir qui dirige le pays, eh bien c’est toujous Kim II-Sung (l’ancien dirigeant aujourd’hui décédé), a dit un diplomate. Il le dirige depuis son mausolée».
Selon lui, les nord-Coréens respecteront les clauses de l’accord conclu avec le KEDO parce que celles-ci avaient été négociées par Kim II-Sung avant sa mort en 1994.
Un autre membre de la délégation a expliqué que durant les deux années de négociations avec Pyongyang il n’avait jamais perçu la moindre preuve que les déclarations de loyauté à Kim Jong-II ne soient pas sincères. «La Corée du Nord n’est pas un pays, c’est une religion», a-t-il conclu. (AFP)
Le leader nord-coréen Kim Jong-II estime que seul l’établissement de relations diplomatiques entre Washington et Pyongyang peut écarter les menaces de guerre qui pèsent sur la péninsule coréenne, a rapporté l’agence de presse du Nord KCNA.«Dans le dessein d’éliminer le danger d’une guerre et renforcer la paix, un traité de paix doit être conclu entre les Etats-Unis et nous», écrit l’agence citant une déclaration faite par Kim Jong-II le 4 août, lors d’une cérémonie marquant le 52e anniversaire de la fin de l’occupation japonaise de la péninsule.«Notre République et les Etats-Unis n’ont conclu qu’un armistice temporaire et tout danger de guerre n’a pas été éliminé de notre pays», a souligné le leader nord-coréen.Kim Jong-II a enfin précisé, pour la première fois, que son pays «n’a...