La plupart de ces 1.185 personnes sont mortes noyées (72%), 8% ont perdu la vie dans des accidents entre piétons et voitures, 5% mourant de déshydratation ou victimes de la chaleur, et le reste pour des raisons diverses (homicide, accident de train...).
Le renforcement des contrôles à la frontière, qui pousse les immigrants à éviter les grands axes pour tenter de passer via le désert ou les montagnes, loin des lieux de population, a fait augmenter les morts dues à l’environnement, à la déshydratation ou à la chaleur, précise ce rapport du Centre de recherche sur l’immigration de l’Université de Houston.
La frontière entre le Mexique et le Texas est de loin l’endroit où le plus grand nombre de ces immigrants trouvent la mort: près de 800 sont morts noyés dans le Rio Grande ou les canaux adjacents en quatre ans, précise le rapport.
Le secteur le plus meurtrier a été celui de San Diego, en Californie, les clandestins mourant écrasés sur les autoroutes longeant la frontière ou noyés dans la rivière Tijuana.
La plupart étaient des hommes de moins de 30 ans, dont certains n’ont jamais été identifiés.
Ce rapport a été établi à partir de données recueillies par les autorités locales, pompiers, police, médecins légistes, pompes funèbres et police des frontières.
Il sous-estime probablement, selon ses auteurs, le nombre réel des clandestins tués en voulant franchir la frontière, certains corps n’étant jamais retrouvés tandis que d’autres morts ne sont pas repertoriés comme liés à l’immigration clandestine. (AFP)


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