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Actualités - Chronologie

Alerte à la beauté mortelle des parcs pour touristes

La beauté sauvage des parcs nationaux américains attire chaque année touristes et randonneurs du monde entier, qui trop souvent en ignorent les dangers et ne tiennent pas compte des mises en garde.
Chaque année, des centaines de visiteurs, dont beaucoup d’étrangers, passent à côté de panneaux écrits en anglais, allemand et japonais vers des chemins de montagne et de désert, n’emportant pas assez d’eau ou n’étant pas dans une forme physique suffisante pour pouvoir revenir.
Mais la beauté peut devenir mortelle. Mardi, une vague de trois mètres de haut a déferlé à travers le canyon Antelope, dans l’Arizona, tuant au moins huit personnes d’un groupe composé de touristes français, anglais, suédois et américains.
Le caporal-chef Val Paleski, du bureau du shérif du comté de Coconino, est étonné des risques que les gens prennent. Son bureau est chargé des opérations de sauvetage dans un des plus grands comtés du pays, couvrant 306.800 km2.
Des aventuriers aguerris ont longtemps utilisé le désert pour tester leur courage, mais ils avaient assez de capacité de survie pour savoir affronter les animaux sauvages, les inondations soudaines et une chaleur impitoyable. Ils connaissaient les risques.
Aujourd’hui, des Américains et des étrangers veulent eux aussi aller au-delà des sentiers battus pour avoir une sensation de cet «ouest sauvage» légendaire, mais ils ne sont pas préparés pour faire face aux dangers.
«La jeune génération veut aller vers l’extrême. Ils veulent avoir des frissons et pouvoir se vanter en revenant chez eux, a déclaré M. Paleski. Malheureusement, cela tourne parfois mal».
Les randonneurs s’arrêtent pour prendre une photo des panneaux du Bright Angel Trail au Grand Canyon qui les avertissent de ne pas continuer, mais les ignorent et meurent de coups de chaleur, déclarent les gardes forestiers.
La température peut aller de 26 degrés Celsius au sommet du Grand Canyon jusqu’à 46 degrés dans la vallée.

Appels de détresse

«Certains randonneurs ont essayé de descendre les collines, équipés de chaussures à talons ou de simples sandales. Ils n’emportent pas assez d’eau et ne se rendent pas compte qu’il faut trois fois plus de temps pour remonter que pour descendre», a ajouté M. Paleski.
«Surtout les étrangers, ils ne sont pas conscients des distances ici. Certains pensent que s’ils ont un problème, les services de secours sont à proximité», déclare-t-il, ajoutant que ceux-ci arrivent souvent trop tard.
Il y a en moyenne cinq morts par an dans le comté de Coconino. Dans les autres parcs du pays, ce chiffre est beaucoup plus élevé, surtout dans le parc de Yossemite où vingt personnes, des randonneurs pour la plupart, sont mortes l’année dernière.
«Une promenade facile de 16 kilomètres au niveau de la mer peut devenir traîtresse dans un comté dont le niveau est plus élevé et où l’on peut s’élever de 900 mètres très rapidement», déclare Al Nash, un porte-parole du parc de Yossemite.
Quelques randonneurs oublient d’emporter l’essentiel et prennent simplement leur téléphone portable, en pensant qu’en cas de problème, il suffit d’appeler. Cela leur donne un faux sentiment de sécurité, estime M. Paleski.
Les sauveteurs reçoivent souvent des appels de détresse, surtout dans les lieux déserts du Montana où des randonneurs sont frappés par la peur — réelle ou imaginaire — des grizzly et des couguars.
Les sauveteurs se plaignent aussi des coups de fils de randonneurs qui ne sont pas réellement en détresse, mais qui sont simplement fatigués et qui veulent rebrousser chemin, et si possible en hélicoptère.
«Parfois nous recevons des coups de fils de randonneurs qui veulent qu’on vienne les sauver, mais qui ne savent pas du tout où ils sont. Nous leur demandons de nous indiquer des repères, et eux nous parlent de très hauts arbres et de falaises», ajoute M. Paleski.
«Mais ces arbres et falaises recouvrent beaucoup de territoire par ici. C’est frustrant pour eux et c’est frustrant pour nous», conclut-il. (AFP)
La beauté sauvage des parcs nationaux américains attire chaque année touristes et randonneurs du monde entier, qui trop souvent en ignorent les dangers et ne tiennent pas compte des mises en garde.Chaque année, des centaines de visiteurs, dont beaucoup d’étrangers, passent à côté de panneaux écrits en anglais, allemand et japonais vers des chemins de montagne et de désert, n’emportant pas assez d’eau ou n’étant pas dans une forme physique suffisante pour pouvoir revenir.Mais la beauté peut devenir mortelle. Mardi, une vague de trois mètres de haut a déferlé à travers le canyon Antelope, dans l’Arizona, tuant au moins huit personnes d’un groupe composé de touristes français, anglais, suédois et américains.Le caporal-chef Val Paleski, du bureau du shérif du comté de Coconino, est étonné des risques que...