L’Eglise célébrait en 1984 le jubilée de la Rédemption, le 1.950e anniversaire de la mort du Christ. Plus de 300.000 jeunes s’étaient retrouvés autour du pape au pied du Colisée à Rome pour le chemin de croix du Vendredi Saint et place Saint-Pierre le dimanche pour assister à la messe de Pâques.
Cette participation massive avait été interprétée par le pape comme le signe d’une redécouverte de la dimension spirituelle chez les jeunes, à laquelle il fallait accorder crédit et soutien.
1985 avait été proclamée année internationale des jeunes par l’ONU. Jean-Paul II en profitait pour organiser un rassemblement extraordinaire le dimanche des Rameaux. 250.000 jeunes répondaient à l’appel et achevaient de le convaincre d’engager à fond l’Eglise et pas seulement pour une seule année. Une semaine plus tard, le jour de Pâques il annonçait la célébration d’une journée de la jeunesse chaque année.
Ce rendez-vous se déroule une année au niveau national et diocésain et l’année suivante au niveau mondial en présence du pape: à Rome en 1986, à Buenos Aires en 1987 avec plus d’un million de jeunes, à St-Jacques de Compostelle (Espagne) en 1989 en présence de 600.000 jeunes, à Czestochowa (Pologne) en 1991 avec plus de 1,5 million de jeunes, en 1993 à Denver aux Etats-Unis, où plus de 600.000 jeunes se sont retrouvés.
La 10e Journée a eu lieu il y a deux ans à Manille: un million de jeunes mais aussi trois millions de fidèles de tout âge ont ovationné Jean-Paul II au Rizal Park de la ville, pour la plus grande assemblée qui ait jamais participé à une célébration. (AFP)


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