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Actualités - Chronologie

Sida : une mutation génétique retarde le début de la maladie

La mutation génétique de l’un des co-récepteurs du virus du sida repousse de plusieurs années le déclenchement de la maladie dans l’organisme, affirment des chercheurs américains dans une étude à paraître vendredi dans l’hebdomadaire «Science».

Selon cette étude dirigée par le docteur Michael Smith, de l’Institut national du cancer (NCI) de Bethesda (Maryland), l’évolution du virus du sida (VIH) chez les patients porteurs de cette mutation du co-récepteur CCR-2 est retardée d’au moins deux à quatre années.
L’analyse génétique de plus de 3.000 malades du sida a également révélé que la mutation de ce co-récepteur n’empêchait pas le virus de pénétrer les cellules de l’organisme, mais agissait plutôt comme une protection, ou tout au moins comme un retardateur, chez les malades déjà infectés par le virus, notent les auteurs de l’étude.
Si le mécanisme qui permet à cette mutation du CCR-2 de repousser le déclenchement de la maladie reste encore mystérieux, l’identification de cette mutation et de ses effets vient compléter la récente découverte d’une forme de résistance génétique au VIH chez les patients porteurs d’une altération d’un autre co-récepteur de la maladie, le CCR-5.
Pour pénétrer dans le corps humain, le virus du sida utilise une porte d’entrée principale située à la surface des cellules, le récepteur CD-4, mais il a aussi besoin d’un co-récepteur, comme le CCR-2 ou le CCR-5. Les scientifiques ont à ce jour identifié un nombre important de ces éléments nécessaires à l’installation de la maladie.
Selon les auteurs de l’étude, les effets protecteurs du CCR-2 modifié se rapprochent beaucoup de ceux du CCR-5 mutant. «Approximativement un quart des personnes infectées par le virus VIH-1 qui ont résisté plus de seize ans à la maladie ont survécu aussi longtemps grâce à leur génotype CCR-2 ou CCR-5», écrivent-ils.
Par contre, seule la mutation du CCR-5 offre une protection absolue contre la maladie et permet d’empêcher l’entrée du virus dans l’organisme.
De même, si la mutation du co-récepteur CCR-5 ne concerne que des malades de race blanche — ou caucasiens —, la mutation du CCR-2 a été aussi bien observée chez des patients blancs que chez les Noirs, les asiatiques ou les hispaniques, notent les auteurs de l’étude.

«La démonstration que les mutations de ces gènes protègent contre la progression de la maladie a des implications importantes pour son traitement car les co-récepteurs sont indispensables à l’entrée du VIH dans la cellule et à son développement», concluent-ils. (AFP)
La mutation génétique de l’un des co-récepteurs du virus du sida repousse de plusieurs années le déclenchement de la maladie dans l’organisme, affirment des chercheurs américains dans une étude à paraître vendredi dans l’hebdomadaire «Science».Selon cette étude dirigée par le docteur Michael Smith, de l’Institut national du cancer (NCI) de Bethesda (Maryland), l’évolution du virus du sida (VIH) chez les patients porteurs de cette mutation du co-récepteur CCR-2 est retardée d’au moins deux à quatre années.L’analyse génétique de plus de 3.000 malades du sida a également révélé que la mutation de ce co-récepteur n’empêchait pas le virus de pénétrer les cellules de l’organisme, mais agissait plutôt comme une protection, ou tout au moins comme un retardateur, chez les malades déjà infectés par...