Stimulée par la hausse des prix pétroliers et la flambée du dollar, l’Algérie prévoit un déficit budgétaire révisé de 64,72 milliards de dinars (1,15 milliard de dollars) en 1997, contre une prévision initiale de 84,70 milliards (1,51 milliard de dollars).
Dans un projet de loi de finances complémentaires qui sera soumis cette semaine à l’Assemblée populaire nationale, le gouvernement s’attend que le total des recettes s’élève à 881,5 milliards de dinars ($15,74 milliards) et celui des dépenses à 946,22 milliards de dinars ($16,89 milliards).
D’après les données citées mardi par l’agence officielle APS, les prévisions initiales évaluaient les recettes à 829,4 milliards de dinars et les dépenses à 914,1 milliards.
Ce réajustement budgétaire, note l’APS, est dû à des changements d’importants paramètres économiques et financiers. Dans les cinq premiers mois de 1997, le volume et la valeur des exportations de pétrole et de gaz du pays ont augmenté respectivement de 7,9% et 13,1% par rapport à la même période l’an dernier.
Le gouvernement s’attend maintenant à ce que les exportations de pétrole et de gaz rapportent 12,5 milliards de dollars en 1997, soit un milliard de plus que sa prévision initiale.
Les exportations de pétrole et de gaz algériens avaient représenté 12,6 milliards de dollars en 1996, soit une hausse de 29% par rapport à l’année précédente, en raison surtout de l’augmentation des prix du brut.
L’Algérie, qui est membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), détient un quota de 750.000 barils/jour. Le pays exporte aussi environ 30 milliards de m3 de gaz par an. (Reuter)


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