Révéré dans le monde entier comme une idole de la culture rock, Elvis, qui a vendu plus d’un milliard de disques, était loin d’être un génie de la finance. Réputé pour dépenser son argent aussi vite qu’il le gagnait, il avait ainsi bradé son catalogue discographique à la maison de disques RCA pour seulement 5 millions de dollars en 1973.
A sa mort, quatre ans plus tard à l’âge de 42 ans, ses biens étaient estimés à 4,5 millions de dollars. Sa propriété de Memphis, une villa coloniale baptisée Graceland, qu’Elvis avait achetée en 1957 pour 100.000 dollars et où il a vécu durant 20 ans, lui coûtait un million de dollars en frais d’entretien et en impôts.
En 1980, Lisa Marie, la seule fille d’Elvis et Priscilla, devint la seule héritière de la fortune de son père. Mais le testament stipulait que l’ensemble des biens devait être bloqué et géré par un fonds de gestion jusqu’à son 25e anniversaire, le 1er février 1993. Laissée en dehors du legs, Priscilla, qui avait divorcé d’avec le «King« en 1973, fut nommée gérante des biens d’Elvis par le père de ce dernier, à sa mort en 1979.
En 1982, Priscilla et l’entreprise de gestion du fonds Elvis Presley Enterprises (EPE) ouvrent Graceland au public et obtiennent les droits exclusifs au nom et à l’image d’Elvis.
Depuis, Graceland, qui comprend la maison du chanteur transformée en musée et un complexe d’attractions de 7 ha, Graceland Plaza, est devenu l’attraction principale de Memphis et la plus célèbre résidence aux Etats-Unis après la Maison Blanche.
Plus de 750.000 pèlerins en provenance du monde entier visitent chaque année Graceland, dépensant 150 millions de dollars dans une ville qui compte 700.000 habitants et générant plus de 20 millions de dollars de recettes pour EPE, qui contrôle par ailleurs la fourniture à l’échelle mondiale des produits à l’effigie d’Elvis. (AFP)


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