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Actualités - Chronologie

Comores : une deuxième île fait sécession

Après Anjouan, une deuxième île de l’archipel des Comores — Mohéli — est entrée en sécession, avec la décision d’un groupuscule séparatiste de nommer lundi un président et un Premier ministre, avant d’occuper le gouvernorat de l’île et de réclamer le rattachement à la France.
Selon des habitants de Fomboni, ville principale de Mohéli, interrogés par téléphone depuis la capitale comorienne Moroni, les séparatistes ont choisi pour président le leader de leur mouvement «Mkoutrouo» (Rupture), Saïd Mohamed Soefou, dit «Martial», et pour premier ministre Soidri Ahmed, un ancien militaire.
Mohéli, qui compte 30.000 habitants, est ainsi la deuxième île de l’archipel, en proie à la fièvre «séparatiste» qui a déjà conduit à la proclamation unilatérale de l’indépendance d’Anjouan, le 3 août. La République fédérale islamique des Comores, située dans l’océan Indien, au large de Madagascar, compte trois îles: Anjouan, la Grande Comore et Mohéli.
Selon les mêmes sources, la prise du gouvernorat par les séparatistes du mouvement «Mkoutrouo» a entraîné l’intervention de la gendarmerie, qui a fait usage de gaz lacrymogènes. Deux personnes auraient été blessées. Le gouvernorat n’a pas été repris aux séparatistes.
L’objectif des séparatistes de ce mouvement, qui représente un nombre limité d’habitants mais se montre très actif, est le rattachement à la France, l’ancienne puissance coloniale.
Des drapeaux français ont été une nouvelle fois hissés à Fomboni, aux côtés de ceux de Djoumbe Fatima, la dernière souveraine ayant régné dans l’île avant la colonisation.
Samedi dernier, des manifestants séparatistes avaient brûlé des pneus à l’aéroport de l’île et dressé des barrages sur la route menant à Fomboni, après des rumeurs faisant état de la venue d’une délégation gouvernementale.
A Anjouan, des milliers d’habitants, certains agitant des drapeaux français, ont salué avec enthousiasme lundi l’arrivée de l’envoyé spécial de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), Pierre Yere, venu s’entretenir avec les leaders des sécessionnistes de l’île qui a proclamé son indépendance.
Certains des séparatistes, qui veulent renouer des liens privilégiés avec la France, avaient peint leur visage en bleu, blanc et rouge. D’autres brandissaient des portraits du président Jacques Chirac avec son slogan de la dernière campagne présidentielle «La France pour tous». Le drapeau français flottait sur l’aéroport à côté du drapeau rouge des derniers sultans qui ont régné sur Anjouan. (AFP)
Après Anjouan, une deuxième île de l’archipel des Comores — Mohéli — est entrée en sécession, avec la décision d’un groupuscule séparatiste de nommer lundi un président et un Premier ministre, avant d’occuper le gouvernorat de l’île et de réclamer le rattachement à la France.Selon des habitants de Fomboni, ville principale de Mohéli, interrogés par téléphone depuis la capitale comorienne Moroni, les séparatistes ont choisi pour président le leader de leur mouvement «Mkoutrouo» (Rupture), Saïd Mohamed Soefou, dit «Martial», et pour premier ministre Soidri Ahmed, un ancien militaire.Mohéli, qui compte 30.000 habitants, est ainsi la deuxième île de l’archipel, en proie à la fièvre «séparatiste» qui a déjà conduit à la proclamation unilatérale de l’indépendance d’Anjouan, le 3 août. La...