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Actualités - Chronologie

La dynastie Nehru-Gandhi

Ils ont connu le pouvoir, la célébrité, la tragédie. Comme les Kennedy aux Etats-Unis, l’Inde a sa dynastie avec les Nehru-Gandhi.
Il y a une «mystique» Gandhi, que le parti du Congrès, dont l’histoire se confond avec celle de cette famille, tente de raviver pour retrouver un pouvoir perdu en 1996.
La lignée commence au début du siècle, lorsque Motilal Nehru, un brahmane du Cachemire, abandonne le droit pour rejoindre le mouvement du Congrès dans sa lutte contre le colonisateur britannique.
Son fils Jawaharlal, que l’on appelle «Jack» à l’école, éduqué en Grande-Bretagne, prend le relais et devient protégé de celui qui devint le héros de l’indépendance, le Mahatma Gandhi.
Elu à la tête du Congrès en 1929, Jawaharlal Nehru deviendra le premier ministre de l’Inde indépendante en 1947.
Sa sœur, Vijaylakshmi Pandit, fut la première Indienne ambassadeur et l’une des deux seules femmes à avoir présidé l’Assemblée générale de l’ONU.
La fille de Nehru, Indira, se maria à Feroze Gandhi (aucun lien de parenté avec le Mahatma), homme politique dont les ancêtres étaient venus d’Iran. Elle sera active en politique dans les années 1960, puis premier ministre en 1967.
Elle fut critiquée pour un style souvent autocratique, mais fut aussi admirée. On disait: «L’Inde est Indira, Indira est l’Inde». Elle fut assassinée en 1984, par ses gardes du corps sikhs.
Son fils aîné, Rajiv, fut poussé à prendre sa suite. Il devint lui aussi premier ministre. Il fut lui aussi assassiné, en 1991 (dans un attentat-suicide à la bombe attribué à la guérilla tamoule).
Son frère Sanjay, qu’Indira considérait comme son successeur, avait entre-temps trouvé la mort en faisant de l’acrobatie aérienne au-dessus de New Delhi.
Le Congrès vient une nouvelle fois de tenter de convaincre la veuve d’origine italienne de Rajiv, Sonia Gandhi, 50 ans, de prendre la tête du parti. Elle vit recluse, mais entretient de temps en temps l’«aura Gandhi». Elle n’a cependant pas franchi le pas.
La jeune génération comprend trois Gandhi: les deux enfants de Sonia et Rajiv — leur fille Priyanka, qui vient d’ouvrir un restaurant à New Delhi, et son frère Rahul, à l’université aux Etats-Unis — et le fils de Sanjay, Varun, lycéen. Aucun d’eux n’a encore montré une inclination pour la politique, même si l’on dit parfois que, peut-être, Priyanka, qui ressemble à Indira... (AFP)
Ils ont connu le pouvoir, la célébrité, la tragédie. Comme les Kennedy aux Etats-Unis, l’Inde a sa dynastie avec les Nehru-Gandhi.Il y a une «mystique» Gandhi, que le parti du Congrès, dont l’histoire se confond avec celle de cette famille, tente de raviver pour retrouver un pouvoir perdu en 1996.La lignée commence au début du siècle, lorsque Motilal Nehru, un brahmane du Cachemire, abandonne le droit pour rejoindre le mouvement du Congrès dans sa lutte contre le colonisateur britannique.Son fils Jawaharlal, que l’on appelle «Jack» à l’école, éduqué en Grande-Bretagne, prend le relais et devient protégé de celui qui devint le héros de l’indépendance, le Mahatma Gandhi.Elu à la tête du Congrès en 1929, Jawaharlal Nehru deviendra le premier ministre de l’Inde indépendante en 1947.Sa sœur, Vijaylakshmi...