Le ministère iranien de la Culture a interdit aux cinéastes iraniens de «céder les droits» de projection de leurs films à l’étranger «sans son autorisation préalable», a rapporté la presse. Cette restriction intervient après la récente projection de plusieurs films du cinéaste Mohsen Makhmalbaf lors d’un festival à Jérusalem. «Tous les producteurs de films iraniens souhaitant conclure des contrats de projection à l’étranger doivent recevoir l’autorisation préalable du ministère», selon un communiqué officiel publié par les journaux de mardi. Le ministère iranien de la Culture avait «vigoureusement» condamné la projection des films de Mohsen Makhmalbaf, la qualifiant d’«acte pernicieux destiné à porter atteinte à l’image de la République islamique» d’Iran. La Fondation Farabi, un organisme d’Etat chargé du cinéma en Iran, avait elle aussi dénoncé la programmation de ces films en Israël. La direction cinématographique du ministère de la Culture avait indiqué qu’«aucune autorisation n’a été donnée par les autorités iraniennes» à cette projection. Ces films ont été projetés au festival de Jérusalem par l’entremise d’une société française de distribution de films appartenant au producteur Marin Karmitz, «MK2». Les quatre films sont «Un instant d’innocence», «Gabbeh», «Salaam Cinéma» et «Le temps de l’amour», soit quatre des principales œuvres de M. Makhmalbaf, qui ont obtenu de nombreuses distinctions lors de festivals internationaux. Mohsen Makhmalbaf est considéré comme l’un des deux principaux réalisateurs iraniens actuels, avec Abbas Kiarostami, le co-lauréat de la Palme d’or du festival de Cannes cette année.
Le ministère iranien de la Culture a interdit aux cinéastes iraniens de «céder les droits» de projection de leurs films à l’étranger «sans son autorisation préalable», a rapporté la presse.Cette restriction intervient après la récente projection de plusieurs films du cinéaste Mohsen Makhmalbaf lors d’un festival à Jérusalem.«Tous les producteurs de films iraniens souhaitant conclure des contrats de projection à l’étranger doivent recevoir l’autorisation préalable du ministère», selon un communiqué officiel publié par les journaux de mardi.Le ministère iranien de la Culture avait «vigoureusement» condamné la projection des films de Mohsen Makhmalbaf, la qualifiant d’«acte pernicieux destiné à porter atteinte à l’image de la République islamique» d’Iran.La Fondation Farabi, un organisme...
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