Selon le MEES, publié à Nicosie, la décision «communiquée aux firmes concernées et provenant du sommet de la hiérarchie politique, est due à l’attitude négative adoptée envers l’Irak par les trois gouvernements au Conseil de Sécurité de l’ONU».
Le directeur de la State Oil Marketing Organisation en Irak (SOMO), Saddam Zaban Hassan, avait annoncé dimanche que Bagdad n’avait pas renouvelé des contrats «avec des compagnies japonaises, britanniques et néerlandaises pour les six prochains mois».
M. Hassan n’avait ni identifié ces firmes ni donné de raisons à cette mesure.
Il avait toutefois ajouté que l’Irak avait «maintenu les contrats conclus avec d’autres firmes internationales (au cours du premier semestre), qu’il va soumettre au Comité des sanctions de l’ONU pour approbation». Ces firmes sont Mobil, Texaco et Chevron (USA), Elf Aquitaine et Total (France), Lukoil (Russie), Agip (Italie) et Repsol (Espagne).
MEES souligne toutefois «l’ironie» de la décision irakienne qui tend à «se venger des pays soutenant les positions de Washington, sans pour autant s’appliquer aux firmes pétrolières américaines».
Mis en œuvre en décembre 1996, l’accord dit «pétrole contre nourriture» autorise l’Irak à exporter du brut pour deux mds USD par semestre pour acheter vivres et médicaments.
Dans le cadre de cet accord, BP avait acheté, entre décembre 1996 et mai 1997, 15.000 barils/jour et Shell 30.000 bj, selon le MEES. Mitsubishi avait acheté 20.000 bj et espérait les augmenter à 40.000 bj, et Idemitsu (10.000 bj).
Pour se rattraper avant le 5 septembre, marquant la fin du trimestre, l’Irak doit vendre entre 1,14 et 1,36 mbj, ce qui avec un prix de 16 USD/baril pratiqué pour encourager les firmes étrangères à acheter son brut, lui causera une perte de 600 M USD sur la période des 90 jours, selon le MEES. (AFP)


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