Réunis durant le week-end à Almere à l’occasion du HIP’97 («Hacking In Progress», — «Piraterie en cours» —), informaticiens amateurs ou professionnels, mais tous de haut niveau selon les organisateurs ont échangé, au cours de séminaires et conférences, leurs expériences et leurs inquiétudes devant les dangers d’un «big brother» planétaire.
Maurice Wessijling, porte-parole de HIP, a dressé du «hacker» ou «pirate» le portrait d’un informaticien responsable et respectueux de la loi. «Le hacker, a-t-il indiqué, n’accepte pas la dictature de la technologie. Il veut au contraire contraindre la machine à suivre ses ordres et trouver la combinaison entre les impératifs technologiques d’une part, et politiques d’autre part, sur l’usage de l’Internet».
Les «hackers» d’Almere appréhendent les dérapages qui pourraient accompagner un contrôle recherché par certains gouvernements sur le réseau.
Pour les congressistes de HIP’97, le développement de la cryptographie destinée à garantir la confidentialité des communications sur Internet, est une solution pour protéger la vie privée du particulier.
Les congressistes étaient venus à Almere pour ce festival de l’informatique unique au monde selon ses promoteurs, avec un imposant parc de plus de 1.200 ordinateurs. Ils étaient originaires, pour la plupart des Pays-Bas mais aussi Allemagne, Belgique, Grande-Bretagne, France ou Portugal.
Les PTT néerlandaises ont constaté qu’un pirate avait réussi à percer le système informatique du central téléphonique mobile installé dans le camp, permettant aux congressistes de téléphoner gratuitement aux quatre coins de la planète. (AFP)


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