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Actualités - Chronologie

La violence politique menace le Kenya

Les débordements qui ont marqué la grève et les manifestations organisées par l’opposition kenyane pour obtenir des réformes constitutionnelles renforcent les craintes d’une violence politique incontrôlable d’ici les élections, prévues à la fin de l’année.
Au moins trois personnes, dont deux policiers en civil et un manifestant, ont été tuées à Nairobi et à Kiambu, dans le centre du pays.
Dans la capitale, plusieurs centaines de jeunes ont une nouvelle fois brisé des vitrines, cassé des voitures et pillé des magasins, tandis que des violences ont éclaté dans plusieurs quartiers périphériques et villes de province.
C’est surtout le lynchage d’un policier en civil, en plein centre de Nairobi, devant les opposants rassemblés pour une réunion politique, qui était condamné par la presse, proche du pouvoir comme de l’opposition.
«Le meurtre d’un policier innocent n’a pas de sens», écrivait «The Nation» (indépendant), en soulignant la nécessité d’«enseigner aux gens une manière civilisée de protester».
Le «lobby pro-réformes» doit résoudre le problème, ajoutait le journal, tandis que les observateurs étrangers s’étonnent généralement de l’absence de service d’ordre lors des rassemblements politiques
Lors de précédentes manifestations qui ont dégénéré, la police a fait usage d’une force excessive face à des manifestants pacifiques.
Cette fois, les forces de l’ordre ne sont pas à blâmer, d’où le désarroi de certains sympathisants de l’opposition, qui luttent pour une noble cause — l’organisation d’élections libres et justes — mais craignent un dérapage dans les moyens utilisés.
Les Kenyans ne sont cependant pas surpris par ce genre de violence, à laquelle ils ont fini par s’habituer. Les lynchages de voleurs de bétail ou de sacs à main sont fréquents dans les villes et les campagnes. A coups de poing, de pied et de bâton, la rue condamne et exécute.
Ajoutée à la tension politique croissante à l’approche des élections, cette violence fait peur, d’autant plus que certains politiciens recrutent des jeunes chômeurs pour semer le chaos. Les gangs organisés par le parti au pouvoir étaient les plus visibles jusqu’à présent, remarquait récemment la presse, mais l’opposition n’est pas épargnée par cette tendance.
Après les troubles du 7 juillet qui ont fait 13 morts et des centaines de blessés, la communauté internationale a condamné les violences policières et la répression inutile. Le président kenyan, Daniel Arap Moi, a dû faire quelques concessions, au moins en apparence.
Mais la coalition pro-réformes — le Conseil exécutif de la convention nationale (NCEC) — est convaincue qu’il n’est pas sincère et le soupçonne de vouloir seulement gagner du temps. Vendredi, ses dirigeants ont réaffirmé leur détermination à poursuivre la lutte. (AFP)
Les débordements qui ont marqué la grève et les manifestations organisées par l’opposition kenyane pour obtenir des réformes constitutionnelles renforcent les craintes d’une violence politique incontrôlable d’ici les élections, prévues à la fin de l’année.Au moins trois personnes, dont deux policiers en civil et un manifestant, ont été tuées à Nairobi et à Kiambu, dans le centre du pays.Dans la capitale, plusieurs centaines de jeunes ont une nouvelle fois brisé des vitrines, cassé des voitures et pillé des magasins, tandis que des violences ont éclaté dans plusieurs quartiers périphériques et villes de province.C’est surtout le lynchage d’un policier en civil, en plein centre de Nairobi, devant les opposants rassemblés pour une réunion politique, qui était condamné par la presse, proche du pouvoir...