La télévision a montré mardi soir Oudaï, 33 ans, faisant quelques pas, pour la première fois sans béquilles.
Selon les journaux, il a repris ses fonctions à la tête du comité olympique irakien et en a présidé une réunion mardi.
Le fils du président Saddam Hussein avait été atteint de 14 balles lors d’un attentat et était resté à l’hôpital jusqu’au 9 juin. L’opposition irakienne avait affirmé qu’il était complètement paralysé.
Au cours de la réunion du comité olympique irakien, Oudaï Hussein a rendu hommage aux athlètes irakiens et à leurs «sacrifices à la frontière syro-libanaise».
Les athlètes avaient été bloqués pendant deux jours début juillet à la frontière avec le Liban, qui avait refusé leur participation aux Jeux panarabes de Beyrouth, avant de rentrer à Bagdad via la Syrie.
Le comité olympique irakien a démenti fin juillet que les joueurs de l’équipe nationale de football aient été fouettés sur ordre de Oudaï Hussein après leur élimination de la Coupe du monde de 1998, comme l’avaient affirmé des journaux britanniques.
Par ailleurs, la télévision a indiqué que Oudaï Hussein avait reçu une délégation sportive qatariote et déclaré que «les ennemis de l’Irak sont extrêmement irrités des visites de délégations qatariotes» à Bagdad. L’Irak a accueilli cette années plusieurs délégations sportives du Qatar, un des pays du Golfe à avoir les meilleures relations avec Bagdad.
Selon des sources diplomatiques occidentales, des médecins français, allemands et cubains ont opéré Oudaï. Le fils du président Saddam Hussein avait accusé l’Iran de l’attentat, revendiqué par une formation d’opposition pro-iranienne, mais Téhéran avait démenti. (AFP)

