«Tout contrat qui ignore les droits des autres pays riverains de la Caspienne n’a aucune garantie juridique, n’apporte rien d’autre que la tension entre Etats riverains et la crise dans la région», a déclaré Mahmoud Vaézi, vice-ministre des Affaires étrangères, cité par l’agence officielle IRNA.
Sans nommer l’Azerbaïdjan ni les Etats-Unis, le responsable iranien a appelé «les pays riverains à éviter toute démarche unilatérale avant la définition du régime juridique» de la Caspienne.
En visite aux Etats-Unis, le président azerbaïdjanais Gueidar Aliev a signé vendredi dernier à la Maison-Blanche d’importants contrats avec des sociétés pétrolières américaines pour le développement des ressources énergétiques de la mer Caspienne.
Ces contrats, dont la valeur est estimée à environ 10 milliards de dollars, ont été conclus avec les géants américains Exxon, Chevron, Amoco et Mobil, qui prennent ainsi pied de façon importante dans la région.
Les réserves énergétiques découvertes il y a six ans en mer Caspienne pourraient se révéler les plus importantes au monde, d’une valeur de plus de 4.000 milliards de dollars.
M. Aliev qui effectue sa première visite officielle aux Etats-Unis, s’est aussi entretenu avec le président Bill Clinton des questions de sécurité en Asie centrale et des efforts de Washington, Paris et Moscou pour résoudre le conflit du Nagorny-Karabakh, région que se disputent l’Azerbaïdjan et l’Arménie.
Les relations entre Téhéran et Bakou se sont refroidies depuis que l’Iran a été écarté d’un accord de plusieurs milliards de dollars entre l’Azerbaïdjan et un consortium occidental sur l’exploitation du pétrole de la mer Caspienne. (AFP)


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