Surnommé le «criminel à mille visages», Ahmed Taghi-Abadi, 38 ans, a avoué les crimes dont il était accusé lors de la première audience de son procès au palais de justice de Chiraz, selon le journal.
L’homme «à mille visages» a commis ses crimes sous différentes identités dans plusieurs villes iraniennes, selon des sources judiciaires.
«Iran» avait affirmé que le meurtrier avait avoué le viol et le meurtre de plusieurs fillettes de moins de dix ans. Taghi-Abadi avait été arrêté après avoir enlevé une jeune villageoise.
Le «vampire»
condamné à mort
Quant au meurtrier présumé de plusieurs femmes, enlevées, violées et tuées dans la région de Téhéran, il a été condamné à mort par pendaison en public près des lieux de ses crimes.
Le verdict du tribunal qui a condamné Gholamreza Khochrou Kouran Kordieh, 28 ans, surnommé par la presse le «vampire de Téhéran», doit encore être confirmé par la Cour suprême.
Une fois la sentence approuvée, le criminel sera pendu dans les prochains jours du haut d’une grue, près des lieux de ses crimes, après avoir subi des coups de fouet, selon la presse.
Le meurtrier avait proclamé mercredi dernier son innocence lors d’une audience de son procès en présence des familles des victimes.
Gholamreza Kordieh, originaire du nord-est de l’Iran, avait avoué le meurtre de neuf femmes. La presse avait alors affirmé qu’il était responsable du meurtre d’au moins onze femmes dans la région de Téhéran mais l’enquête avait démontré que les deux derniers crimes avaient été commis alors que le «vampire» se trouvait en prison.
Dans ses «aveux» publiés par la presse à l’ouverture de son procès, le 26 juillet, Gholamreza Kordieh, qui était chauffeur de taxi, avait reconnu se rendre une fois par semaine à la «chasse aux femmes» qu’il choisissait parmi ses passagères.
Il brûlait ensuite les cadavres de ses victimes pour rendre difficile leur identification.
Les familles des victimes avaient demandé la lapidation du meurtrier.
La police de Téhéran avait déclaré que le meurtrier avait été arrêté une première fois en 1993 pour avoir enlevé et violé une fillette, mais qu’il avait réussi à s’échapper alors qu’il était conduit vers un tribunal.
Les meurtres du «vampire de Téhéran» avaient plongé la société iranienne dans un état de choc.
Dans un premier temps, plusieurs responsables de la police et la presse avaient affirmé que le meurtrier était un ancien réfugié afghan vivant illégalement en Iran.
L’appartenance présumée de l’accusé, arrêté début juillet, à la communauté afghane d’Iran avait suscité de très vives inquiétudes parmi les réfugiés afghans qui avaient unanimement condamné ces crimes.
L’ambassade d’Afghanistan en Iran avait, à l’ouverture du procès, publié un communiqué s’indignant du fait que les médias et la police aient affirmé «sans documents crédibles» que le meurtrier présumé était afghan. (AFP)


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