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Actualités - Chronologie

L'Iran face à d'importants défis économiques et internationaux

Mohammad Khatami va être confronté durant son mandat de quatre ans à d’importants défis économiques et internationaux.
Le nouveau président hérite d’une situation économique difficile et d’une crise politique avec l’Union européenne, considérée pourtant comme le principal soutien de l’Iran au sein de la communauté internationale.

La population et notamment les jeunes, qui s’étaient fortement mobilisés derrière M. Khatami lors de son élection en mai, attendent des mesures urgentes de lutte contre le chômage et contre la baisse de leur pouvoir d’achat. Le chiffre officiel du chômage se situe aux alentours de 10% de la population active estimée à quelque 12 millions de personnes.
La crise économique, aggravée par l’embargo américain, touche principalement les couches défavorisées.
Abbas, un étudiant à la faculté de Karaj, l’ouest de Téhéran, espère que le nouveau gouvernement apportera «davantage de prospérité» au pays. Le prochain gouvernement «doit se pencher sérieusement sur la question de l’emploi des jeunes», ajoute-t-il. Trente millions d’Iraniens ont moins de 20 ans, sur une population d’environ 64 millions d’habitants.
Sur le plan international, les dirigeants iraniens refusent toujours toute normalisation avec les Etats-Unis, et le nouveau président hérite d’une crise diplomatique avec l’Europe et d’un climat de méfiance envers l’Iran de la part du monde islamique.

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«séparé»

Les relations de l’Iran avec l’Union européenne (UE) traversent une zone de turbulences depuis le verdict d’un tribunal allemand, en avril dernier, accusant les «plus hautes autorités de l’Etat iranien» d’avoir commandité l’assassinat de quatre opposants kurdes dans un restaurant de Berlin en 1992.
Les pays de l’UE, qui avaient rappelé leurs ambassadeurs pour consultation, ont décidé de ne pas les renvoyer tant que Téhéran refusera le retour du représentant allemand.
Le président sortant Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani a affirmé samedi soir que Téhéran acceptait «un retour séparé» des ambassadeurs.
Face à ces défis et bien qu’animé d’une ferme volonté de changement, la marge de manœuvre du nouveau président semble étroite. Dimanche, l’ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique, a inauguré le mandat du président Khatami en rappelant les limites idéologiques du régime et en se prononçant contre toute ouverture vers l’Occident, tout en reconnaissant le besoin de changement dans le pays.
Lors d’une cérémonie à la mosquée de l’imam Khomeiny, au centre de Téhéran, en présence des principaux dirigeants du pays mais en l’absence des ambassadeurs de l’Union européenne (UE), l’ayatollah Khamenei a ainsi conseillé au nouveau président de «mieux connaître notre pays et notre peuple ainsi que ses besoins et ses aspirations».
L’Assemblée islamique, dominée par les conservateurs et présidée par Ali Akbar Nategh-Nouri, battu par M. Khatami lors du scrutin présidentiel, n’a cessé ces derniers jours de répéter qu’elle entendait «exercer ses droits» constitutionnels dans l’approbation de la liste du cabinet de M. Khatami. (AFP)
Mohammad Khatami va être confronté durant son mandat de quatre ans à d’importants défis économiques et internationaux.Le nouveau président hérite d’une situation économique difficile et d’une crise politique avec l’Union européenne, considérée pourtant comme le principal soutien de l’Iran au sein de la communauté internationale.La population et notamment les jeunes, qui s’étaient fortement mobilisés derrière M. Khatami lors de son élection en mai, attendent des mesures urgentes de lutte contre le chômage et contre la baisse de leur pouvoir d’achat. Le chiffre officiel du chômage se situe aux alentours de 10% de la population active estimée à quelque 12 millions de personnes.La crise économique, aggravée par l’embargo américain, touche principalement les couches défavorisées.Abbas, un étudiant à...