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Actualités - Biographie

Rafsandjani demeure un des hommes forts du pays

L’hodjatoleslam Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani, qui a quitté ses fonctions lundi à l’issue d’un second mandat de quatre ans, demeure l’un des hommes forts de la République Islamique d’Iran.
A 63 ans, ce dignitaire religieux qui a accédé à la magistrature suprême en 1989, devient «conseiller» auprès du Guide de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, à la tête du Conseil de discernement, la plus haute instance de décisions stratégiques du régime.
Cette fonction permettra à M. Rafsandani de garder un rôle de premier plan sur les institutions et de s’approcher d’un pas du Guide, considéré comme le véritable «numéro un» du régime.
Stratège consommé et artisan d’une relative ouverture du régime, M. Rafsandjani devrait continuer à jouer un rôle capital dans les décisions stratégiques du régime.
Longtemps qualifié de «pragmatique» et «modéré», cet hodjatoleslam rond, imberbe et souriant, a été l’un des plus proches collaborateurs du fondateur de la république islamique, l’imam Khomeiny.
Originaire du village de Bahraman, près de Rafsandjan (sud), M. Hachémi arrive à l’âge de 14 ans dans la ville sainte de Qom pour suivre des cours de théologie. C’est à ce moment-là que les religieux lui donnent le titre de Rafsandjani du nom de sa ville natale.
Comme tous les dirigeants actuels du régime, il entre en politique en1963, lorsque l’ayatollah Khomeiny est arrêté par les services secrets du Chah et exilé en Turquie puis en Irak.
M. Rafsandjani est arrêté et torturé pour son «aide logistique» dans l’assassinat en février 1965 devant le Parlement de Hassan-Ali Mansour, premier ministre du Chah, accusé par les islamistes d’être agent des Etats-Unis.
Intermédiaire entre le clergé militant et les groupes islamistes armés, il sera arrêté à plusieurs reprises jusqu’en 1978.
Après la victoire de la révolution en février 1979, son ascension est irrésistible.
Il échappe à tous les attentats qui secouent le régime et décapitent sa direction politique. Elu président du Parlement en 1980, sa contribution est déterminante dans l’élimination en 1981 des libéraux laïcs qui s’étaient ralliés à la révolution.
M. Rafsandjani a joué un rôle important dans le règlement de la crise des diplomates américains de l’ambassade des Etats-Unis, pris en otages pendant 444 jours par des étudiants intégristes, ainsi que dans celui des otages occidentaux au Liban.
Considéré comme le principal responsable de la guerre Iran-Irak (1980-88), il a supervisé la plupart des offensives iraniennes contre les forces irakiennes.
Nommé commandant en chef des forces armées en mai 1988, c’est lui qui réussit à convaincre l’imam Khomeiny de mettre fin à huit années de guerre meurtrière.
Dans la «guerre de succession» ouverte avant la mort de l’imam, Rafsandjani s’allie au président Ali Khamenei pour éliminer l’ayatollah Hossein Ali Montazéri, successeur désigné de l’imam Khomeiny qui sera destitué en mars 1989.
Khomeiny meurt le 3 juin 1989. Ali Khamenei devient Guide de la République et M. Rafsandjani est élu à la présidence en juillet. Appelé désormais «Commandant de la Reconstruction», il se lance alors dans une politique de redressement économique. (AFP)
L’hodjatoleslam Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani, qui a quitté ses fonctions lundi à l’issue d’un second mandat de quatre ans, demeure l’un des hommes forts de la République Islamique d’Iran.A 63 ans, ce dignitaire religieux qui a accédé à la magistrature suprême en 1989, devient «conseiller» auprès du Guide de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, à la tête du Conseil de discernement, la plus haute instance de décisions stratégiques du régime.Cette fonction permettra à M. Rafsandani de garder un rôle de premier plan sur les institutions et de s’approcher d’un pas du Guide, considéré comme le véritable «numéro un» du régime.Stratège consommé et artisan d’une relative ouverture du régime, M. Rafsandjani devrait continuer à jouer un rôle capital dans les décisions stratégiques...