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Actualités - Chronologie

Une réparation longue mais pas très difficile

Il est «tout à fait possible» que les deux cosmonautes russes qui partiront aujourd’hui pour la station spatiale Mir ne réussissent pas, avant la fin de leur mission en février 1998, à colmater le trou percé dans l’un des modules de la station lors d’une collision le 25 juin, a indiqué hier le commandant de l’équipage, Anatoli Solovev.

«Il est tout à fait possible que nous devrons laisser cette réparation à l’équipage suivant», a indiqué Solovev, 49 ans, l’un des cosmonautes les plus chevronnés de Russie, lors de la dernière conférence de presse de l’équipage avant son décollage du cosmodrome de Baïkonour mardi à 21h35 (15h35 GMT).
Solovev s’est en revanche montré extrêmement confiant quant aux chances de sa mission de pouvoir ramener à son niveau l’alimentation électrique de la station, réduite d’un tiers environ depuis la collision, rendant impossible la plupart des expériences scientifiques habituellement menées à bord.
Les cosmonautes doivent effectuer le 20 août une «sortie» en scaphandre de cinq heures environ dans le module Spektr, percé et dépressurisé le 25 juin, pour rebrancher les quatre panneaux solaires du module au système d’alimentation électrique de la station. Ces panneaux ont été débranchés dans la précipitation le 25 juin pour pouvoir isoler Spektr et éviter une dépressurisation générale de la station.
Solovev a estimé que cette sortie, présentée comme délicate par de nombreux spécialistes, était d’un niveau de difficulté «entre moyen et bas».
Le constructeur en chef de la station Mir, Iouri Semenov, a estimé que Solovev et son ingénieur de bord Pavel Vinogradov avaient de «très hautes probabilités» de rétablir l’électricité. Il a confirmé que le colmatage de la brèche de Spektr, sans lequel ce module, l’un des plus modernes de la station, est inutilisable, attendrait peut-être l’équipage suivant.
Solovev a souligné que Mir avait très bien fonctionné sans Spektr pendant près de 10 ans, jusqu’en 1995, et que la station pourrait continuer à se passer de ce module sans que cela gêne le coûteux programme de recherches scientifiques que mènent Américains, Russes et Européens à bord de la station.
Les cosmonautes auront une meilleure idée s’ils peuvent ou non réparer la brèche après la sortie dans l’espace qu’ils doivent effectuer le 3 septembre, afin d’inspecter de l’extérieur le trou de la taille d’un morceau de sucre qu’a provoqué la collision.
Après cette inspection, ils pourront demander aux ingénieurs à terre de leur fournir du matériel supplémentaire, qui pourrait être acheminé vers la station soit par la navette américaine qui doit rejoindre Mir le 21 septembre, soit par le vaisseau cargo russe Progress qui doit arriver en octobre. (AFP)
Il est «tout à fait possible» que les deux cosmonautes russes qui partiront aujourd’hui pour la station spatiale Mir ne réussissent pas, avant la fin de leur mission en février 1998, à colmater le trou percé dans l’un des modules de la station lors d’une collision le 25 juin, a indiqué hier le commandant de l’équipage, Anatoli Solovev.«Il est tout à fait possible que nous devrons laisser cette réparation à l’équipage suivant», a indiqué Solovev, 49 ans, l’un des cosmonautes les plus chevronnés de Russie, lors de la dernière conférence de presse de l’équipage avant son décollage du cosmodrome de Baïkonour mardi à 21h35 (15h35 GMT).Solovev s’est en revanche montré extrêmement confiant quant aux chances de sa mission de pouvoir ramener à son niveau l’alimentation électrique de la station,...