Egypte : le jardin d'enfants plus difficile d'accès que l'université
le 05 août 1997 à 00h00
Il est plus difficile d’être admis dans un jardin d’enfants que d’entrer à l’université en Egypte, estime un responsable gouvernemental, cité cette semaine par l’hebdomadaire Akhbar al-Youm. «Les quelque 3.000 jardins d’enfants d’Egypte n’accueillent que 9% des enfants âgés de deux à six ans, soit 550.000 des 6 millions d’enfants» de cette tranche d’âge, alors que chaque bachelier est assuré d’avoir une place à l’université, a affirmé M. Ibrahim Esmat Metawie, membre du conseil gouvernemental pour la planification en matière d’éducation. Cité par Akhbar al-Youm, M. Metawie a précisé que la plupart des jardins d’enfants se trouvaient dans les villes. Il a appelé à la création de 28.000 jardins d’enfants supplémentaires en Egypte pour résoudre cette crise. De leurs côtés, certains des 1.100 jardins d’enfants privés réclament plus de 2.000 dollars de frais annuels pour chaque enfant, soit l’équivalent des subventions de l’Etat pour assurer l’enseignement gratuit à cinq étudiants d’université. Akhbar al-Youm souligne que cette situation empêche des dizaines de milliers de familles de placer leurs enfants dans des jardins, alors que ce n’est pas le cas pour les universités. Selon les premiers résultats du dernier recensement décennal publié en juin, l’Egypte compte 2.593.527 diplômés d’université, soit 5,8% des habitants âgés de plus de dix ans. (AFP)
Il est plus difficile d’être admis dans un jardin d’enfants que d’entrer à l’université en Egypte, estime un responsable gouvernemental, cité cette semaine par l’hebdomadaire Akhbar al-Youm.«Les quelque 3.000 jardins d’enfants d’Egypte n’accueillent que 9% des enfants âgés de deux à six ans, soit 550.000 des 6 millions d’enfants» de cette tranche d’âge, alors que chaque bachelier est assuré d’avoir une place à l’université, a affirmé M. Ibrahim Esmat Metawie, membre du conseil gouvernemental pour la planification en matière d’éducation.Cité par Akhbar al-Youm, M. Metawie a précisé que la plupart des jardins d’enfants se trouvaient dans les villes.Il a appelé à la création de 28.000 jardins d’enfants supplémentaires en Egypte pour résoudre cette crise. De leurs côtés, certains des...
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