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Actualités - Chronologie

Une puce électronique capable de voir

Un scientifique français a présenté jeudi à Washington un microprocesseur en silicium capable de reproduire les mécanismes et les fonctions de la vision humaine.
Baptisée «Processeur de perception visuelle générique» (GVPP), cette puce électronique, développée au terme de dix ans de recherche, est capable, reliée à un capteur (caméra classique ou infrarouge), d’imiter la vision humaine de façon tellement précise qu’elle peut percevoir et «comprendre» des images statiques ou en mouvement avec une précision de pratiquement 100%.
L’inventeur, Patrick Pirim, et la société luxembourgeoise de recherche et développement BEV Stockplus, effectuent actuellement une tournée destinée à présenter aux Etats-Unis leur invention aux industriels américains, ainsi qu’aux sociétés du secteur de la défense.
«Le GVPP détecte et interprète la présence ou l’absence d’un objet, son mouvement, sa vitesse et sa direction en relation avec les autres objets, ainsi que les différences de couleur, de brillance et de contraste», a expliqué son concepteur, Patrick Pirim.
Pour parvenir à cette miniaturisation, le chercheur a développé de nouveaux modes de calcul de traitement informatique du signal, fondés sur des algorithmes concurrentiels simplifiés qui permettent de réduire le temps nécessaire à la «compréhension» de l’image, là où l’utilisation d’algorithmes con-ventionnels exige habituellement l’intervention d’ordinateurs lourds, complexes et très puissants.

Une approche plus
économique

Par rapport aux appareils actuels, le microprocesseur mis au point par l’équipe de Patrick Pirim est d’une taille réduite (39 mm x 36 mm) et tient sur une carte d’une dizaine de cm2.
Cette nouvelle approche, beaucoup plus économique, s’appuie sur la modélisation des neurones spatio-temporels du centre cortical de la vision. Le GVPP reproduit l’équivalent du traitement opéré par 1 mm2 de cortex visuel, a précisé Patrick Pirim.
«C’est une nouvelle génération de composants, comme l’ont été en leur temps le Pentium ou le DSP (processeur de signal numérique), capable d’intégrer toutes les fonctions de l’œil, d’en extraire les paramètres et de les combiner de façon à ce que les puissances de calcul, comparées à celles du cerveau humain, s’en trouvent réduites», a souligné Igor Marie de l’Isle, président de BEV Stockplus, basée à Londres.
Les applications potentielles du GVPP sont multiples, selon son concepteur. Cet «œil» en silicium pourrait ainsi être utilisé pour la surveillance aérienne dans des appareils avec ou sans pilote, pour le repérage de cibles par des missiles, dans les systèmes d’atterrissage automatique et les modes de production robotisée.
Il pourrait également être appliqué dans les systèmes de télésurveillance (contrôles des frontières, des prisons…), ainsi que dans les équipements de contrôle automatisé de la conduite automobile, notamment les systèmes anti-assoupissement. (AFP)
Un scientifique français a présenté jeudi à Washington un microprocesseur en silicium capable de reproduire les mécanismes et les fonctions de la vision humaine.Baptisée «Processeur de perception visuelle générique» (GVPP), cette puce électronique, développée au terme de dix ans de recherche, est capable, reliée à un capteur (caméra classique ou infrarouge), d’imiter la vision humaine de façon tellement précise qu’elle peut percevoir et «comprendre» des images statiques ou en mouvement avec une précision de pratiquement 100%.L’inventeur, Patrick Pirim, et la société luxembourgeoise de recherche et développement BEV Stockplus, effectuent actuellement une tournée destinée à présenter aux Etats-Unis leur invention aux industriels américains, ainsi qu’aux sociétés du secteur de la défense.«Le GVPP...