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Actualités - Chronologie

France Télécom : ouverture du capital envisagée pour septembre

Le gouvernement de Lionel Jospin pourrait lancer dès le mois de septembre le processus d’ouverture du capital de France Télécom.

De source proche du dossier, on déclare jeudi que la décision serait prise après la remise, le 5 septembre, du rapport de Michel Delebarre, chargé d’une mission de concertation sociale. «Le processus d’ouverture du capital pourrait être lancé dès le mois de septembre», a-t-on dit.
Mais le ministère des Finances a fait savoir qu’aucune décision n’était prise pour le moment. «Nous attendons le rapport de Michel Delebarre. Nous verrons ses conclusions. Le traitement du dossier n’est pas actuellement pris en compte au niveau du gouvernement», a souligné un porte-parole de Bercy.
De source proche du dossier, on explique qu’une ouverture du capital permettrait de nouer des liens capitalistiques avec Deutsche Telekom, partenaire privilégié de France Télécom, et aussi de dégager des fonds pour recapitaliser certains groupes publics.
Le précédent gouvernement, conduit par Alain Juppé, escomptait environ 50 milliards de FF de la mise sur le marché d’une part minoritaire du capital de l’opérateur.
Selon des analystes, le mois de septembre constituerait une bonne opportunité pour cette ouverture du capital car l’automne risque d’être chargé avec notamment la privatisation de la STET italienne.
Rencontrant des journalistes mercredi soir à l’issue de ses discussions avec les syndicats, Michel Delebarre a fait état du «désir des personnels que l’on sorte de l’incertitude, que l’on sache où l’on va et que le gouvernement s’exprime là-dessus».
Après sa victoire aux élections législatives, le gouvernement à dominante socialiste avait suspendu la procédure lancée par la précédente majorité de droite qui comptait mettre France Télécom sur le marché dès le mois de juin 1997.
Juste avant le scrutin, Lionel Jospin avait promis de consulter sur la question le personnel de l’opérateur public et c’est dans cet esprit que Michel Delebarre a été chargé de dresser un état des lieux d’ici le 5 septembre.
Mais la nouvelle majorité semble opérer un glissement sémantique pour justifier une ouverture du capital.
Ainsi, l’ancien ministre du Travail a jugé «caricatural» de dire qu’il a été nommé à ce poste pour s’occuper de la privatisation partielle de l’opérateur. Mais, a-t-il dit, «je ne partage pas le point de vue de ceux qui disent que l’ouverture du capital, c’est la privatisation quand la loi affirme clairement que l’Etat est de toute façon majoritaire dans le capital».
Ce distinguo entre «ouverture du capital» et «privatisation» n’a pas convaincu les syndicats et les principales organisations — CGT, CFDT et Sud-PTT — ont renouvelé leur opposition à une telle mise en Bourse, au nom de la défense du service public.
Sud-PTT a annoncé qu’il entendait «faire payer au prix fort politiquement toute ouverture du capital» et considère que les salariés doivent «pouvoir s’exprimer directement par voie de référendum».
Mais Michel Delebarre a d’ores et déjà exclu une telle éventualité. «Il n’y en aura pas», a-t-il dit en invoquant une raison de forme — l’absence d’une bonne partie du personnel en cette période de vacances — mais aussi une raison de principe — la volonté de ne pas contourner les positions syndicales.
De plus, a-t-il ajouté, «quelle question poser? Comment résumer tous les enjeux de l’avenir de France Télécom dans une seule question?»
Enfin, bien que jugeant l’avis du personnel de France Télécom «très important», il a souligné que l’avenir de l’opérateur concernait «tous les Français».
Il a par ailleurs expliqué que son rapport au gouvernement n’évoquerait pas seulement l’évolution du capital, mais aussi leurs perspectives d’emploi et le climat social, les enjeux internationaux (avec notamment les accords avec Deutsche Telekom), les enjeux technologiques et bien évidemment l’ouverture à la concurrence en Europe à partir du 1er janvier 1998. (Reuter)
Le gouvernement de Lionel Jospin pourrait lancer dès le mois de septembre le processus d’ouverture du capital de France Télécom.De source proche du dossier, on déclare jeudi que la décision serait prise après la remise, le 5 septembre, du rapport de Michel Delebarre, chargé d’une mission de concertation sociale. «Le processus d’ouverture du capital pourrait être lancé dès le mois de septembre», a-t-on dit.Mais le ministère des Finances a fait savoir qu’aucune décision n’était prise pour le moment. «Nous attendons le rapport de Michel Delebarre. Nous verrons ses conclusions. Le traitement du dossier n’est pas actuellement pris en compte au niveau du gouvernement», a souligné un porte-parole de Bercy.De source proche du dossier, on explique qu’une ouverture du capital permettrait de nouer des liens...