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Actualités - Chronologie

Ottey-Jones : duel des générations

Lorsque, en 1980, Merlène Ottey disputait ses premiers Jeux à Moscou, Marion Jones jouait encore dans les bacs à sable californiens. Dix-sept ans plus tard, à Athènes, la Jamaïcaine de 37 ans et l’Américaine de 21 ans se retrouveront sur la même ligne de départ, celle du 100m, pour un véritable duel des générations.
Pour Ottey, qui n’a pas manqué un seul sommet olympique ni mondial depuis 1980, Athènes sera l’occasion d’enrichir un palmarès déjà riche de 13 médailles. Et vraisemblablement une dernière chance de coiffer les lauriers du 100m et devenir par la même la championne du monde la plus âgée de l’histoire.
Certes, sa saison n’a pas débuté sous les meilleurs auspices. Ottey a réduit ses apparitions en raison d’une anémie, après avoir réussi tout de même le quatrième temps mondial de l’année (10.96). «Mais je retrouve mes sensations notamment sur le 100m», assurait-elle, le sourire retrouvé après un retour victorieux à Nice sur 200m, distance dont elle détient le titre mondial.
La «panthère noire», comme l’appellent les journalistes italiens, sera d’autant plus motivée qu’elle n’a toujours pas digéré le sacre manqué d’Atlanta pour 1 millième de seconde au profit de l’Américaine Gail Devers.
«Je me suis sentie volée. Non pas que Gail Devers ne méritait pas sa médaille d’or mais c’eut été plus juste de nous placer ex aequo», rappelle-t-elle à chaque occasion.

Multiples talents

Jones, elle, fait partie de ces sportifs aux multiples talents comme les Etats-Unis sont capables d’en produire. Longtemps partagée entre athlétisme et basket-ball, la jeune fille a longtemps hésité avant d’opter pour le ballon et guider (elle était meneuse de jeu) l’université de Caroline du Nord au titre NCAA.
Visiblement rassasiée de paniers, elle décidait de revenir à l’athlétisme — «mon premier amour» —, mais était longtemps freinée par les blessures. Jusqu’au printemps dernier...
Son entrée en scène tardive a même pris de court les spécialistes puisqu’elle ne figure même pas dans l’édition 1997 d’Athletics, véritable bible de l’athlétisme mondial où les exploits d’Ottey occupent une très large part.
Même en athlétisme, elle n’est pas limitée, capable de courir vite mais également de sauter très loin, ce qui lui valut l’appellation de «Carl Lewis au féminin» lors des sélections d’Indianapolis où elle réalisait le doublé 100m et longueur. (AFP)
Lorsque, en 1980, Merlène Ottey disputait ses premiers Jeux à Moscou, Marion Jones jouait encore dans les bacs à sable californiens. Dix-sept ans plus tard, à Athènes, la Jamaïcaine de 37 ans et l’Américaine de 21 ans se retrouveront sur la même ligne de départ, celle du 100m, pour un véritable duel des générations.Pour Ottey, qui n’a pas manqué un seul sommet olympique ni mondial depuis 1980, Athènes sera l’occasion d’enrichir un palmarès déjà riche de 13 médailles. Et vraisemblablement une dernière chance de coiffer les lauriers du 100m et devenir par la même la championne du monde la plus âgée de l’histoire.Certes, sa saison n’a pas débuté sous les meilleurs auspices. Ottey a réduit ses apparitions en raison d’une anémie, après avoir réussi tout de même le quatrième temps mondial de...