«Je me sens si humiliée que je pourrais me suicider», a déclaré à l’agence PTI Nirmala, une pauvre employée de maison de Chandigarh (Nord), qui estime que le motif de sa proposition a été mal interprétée.
Cette femme de 35 ans, mère d’un garçon, avait proposé à son employeur sans descendance d’avoir un enfant avec lui naturellement, en échange d’une somme d’argent, 50.000 roupies (1.400 dollars) qui lui aurait permis de subvenir aux dépenses médicales de son mari paralysé.
Elle avait demandé à un tribunal qu’un tel enfant soit considéré légalement comme légitime, ce qui n’est pas possible aux termes de la loi indienne, même si le couple est consentant.
Pas de charité
L’histoire, révélée en juin, avait fait les gros titres de la presse, certains journaux parlant d’«utérus à vendre». Nirmala, vilipendée par sa famille, avait dû se cacher.
«Je ne suis pas enceinte», a-t-elle dit, répondant à certaines allégations. «Si mon mari paralysé meurt par manque de traitement médical, a-t-elle averti, je me ferai brûler sur son bûcher funéraire».
Son avocat a indiqué qu’elle avait rejeté l’offre d’un homme d’affaires de Singapour qui lui avait proposé 3.000 roupies (85 dollars), dix fois son salaire mensuel, si elle renonçait à son projet.
«Je ne veux pas la charité. ne me plaignez pas. Je changerais de décision si quelqu’un m’offre un emploi me permettant de subvenir aux besoins de mon mari parlysé et d’un fils de cinq ans», a dit Nirmala, qui a reçu le soutien de groupes féministes, et une volée de bois vert de la part des traditionnalistes.


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