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Actualités - Chronologie

Les succès de Pathfinder relancent l'idée d'un vol habité sur Mars

Les succès de la sonde Mars Pathfinder ont redonné à la conquête spatiale américaine son lustre perdu des années 70 et ouvert une voie royale à une future exploration humaine de la «planète rouge», que les plus optimistes annoncent déjà en fanfare pour l’année 2.008.
Sous l’œil constant des médias, les premiers tours de roue du robot Sojourner au milieu de vallées torturées d’Ares Vallis ont déclenché aux Etats-Unis une véritable hystérie martienne qui, bien qu’elle soit nettement retombée depuis, n’a pas épargné la NASA.
Quelques jours à peine après le début réussi de la mission, l’un des responsables de l’exploration martienne au Jet Propulsion Laboratory (JPL), Norm Haynes, n’hésitait pas à annoncer dans l’euphorie générale l’arrivée du premier astronaute sur Mars «probablement dans la deuxième décennie du siècle prochain».
Officiellement, aucun projet de vol habité n’existe dans les cartons de l’agence spatiale américaine. Néanmoins, la réussite de Pathfinder et l’impressionnante flottille d’engins qui doivent prendre son relais dans l’orbite martienne ont réveillé les ardeurs des plus pessimistes, pour qui un vol humain constitue désormais l’aboutissement logique de l’exploration de la «planète rouge».
«Pour le moment, seule une étude préliminaire est en cours. Aucun dollar n’a encore été dépensé pour un tel programme mais nous y travaillons», assure avec un large sourire le responsable des projets futurs de la NASA, Alan Ladwig. «L’objectif fixé par l’administrateur Daniel Goldin est de concevoir une mission humaine pour un coût inférieur à 25 milliards de dollars», ajoute-t-il.
Sur requête de l’ancien président George Bush, un groupe d’experts avait en 1991 situé le prix d’un programme de vols habités sur Mars dans une fourchette comprise entre 400 à 500 milliards de dollars, pour des premiers pas sur le sol poussiéreux de Mars prévus en 2.019.
La plupart des spécialistes avaient alors haussés les épaules. Bien trop cher et sans intérêt.
Mais, relancés par la présentation des premières preuves de la présence passée de vie sur Mars l’été dernier, les spécialistes de la NASA ont planché de plus belle et réussi à ramener le tarif de la mission à moins de 100 milliards.

Pas d’obstacle
insurmontable

Le dernier brouillon remis à Daniel Goldin le 9 juillet a établi le prix du billet aller-retour à moins de 50 milliards de dollars, selon le docteur Ladwig. Le tout pour une mission d’une durée de deux ans et demi — 9 mois aller, plus d’un an sur place et 8 mois retour — dont le lancement pourrait intervenir dès 2.014.
De l’avis même des responsables de la NASA, le feu vert à une telle mission ne sera certainement pas donné avant l’an 2000. Mais les morceaux du puzzle ont déjà commencé à se mettre en place.
Les plâtres de la coopération internationale indispensable au succès doivent être essuyés sur la station orbitale Alpha dès 1999. Et pour les spécialistes, aucun des obstacles technologiques sur la route d’un programme aussi ambitieux ne paraît insurmontable. Mais surtout, la nécessité d’envoyer un homme sur Mars semble aujourd’hui s’imposer.
«Ce que nous apprenons grâce à notre programme de robots va très vite nous montrer les limites de la machine», explique le docteur John Logsdon, directeur de l’Institut de politique spatiale à l’université George Washington. «Et si la preuve de l’existence de vie sur Mars est définitivement apportée, vous ne pourrez pas bien longtemps empêcher l’homme d’y jeter lui-même un coup d’œil», poursuit-t-il.
«Les deux seules questions qui demeurent sont: quand et à quel prix? De ces deux variables dépend tout le processus de décision», renchérit Alan Ladwig. Car seul le soutien de la Maison-Blanche, du Congrès et, surtout, de l’opinion publique, permettra de débloquer les milliards nécessaires à la mission.
De ce côté-là, le docteur Ladwig est plutôt serein. Les succès de la navette, de Pathfinder ou du téléscope Hubble ont bien alimenté l’usine à rêves de la NASA. «Le soutien public est phénoménal», se réjouit-il. Selon un récent sondage Harris, 36% des Américains sont en effet d’ores et déjà favorables à un vol habité sur Mars... (AFP)
Les succès de la sonde Mars Pathfinder ont redonné à la conquête spatiale américaine son lustre perdu des années 70 et ouvert une voie royale à une future exploration humaine de la «planète rouge», que les plus optimistes annoncent déjà en fanfare pour l’année 2.008.Sous l’œil constant des médias, les premiers tours de roue du robot Sojourner au milieu de vallées torturées d’Ares Vallis ont déclenché aux Etats-Unis une véritable hystérie martienne qui, bien qu’elle soit nettement retombée depuis, n’a pas épargné la NASA.Quelques jours à peine après le début réussi de la mission, l’un des responsables de l’exploration martienne au Jet Propulsion Laboratory (JPL), Norm Haynes, n’hésitait pas à annoncer dans l’euphorie générale l’arrivée du premier astronaute sur Mars «probablement dans...