Au jour du premier anniversaire du divorce princier, prononcé le 28 août 1996 après quinze ans de mariage, les protagonistes de la saga des Windsor étaient tous en vacances, mais très présents dans les gazettes du Royaume.
Diana, 36 ans, qui a défrayé la chronique politique avec une interview au journal français «Le Monde», achève un séjour en Méditerranée avec sa nouvelle conquête, le producteur égyptien Dodi Fayed. Charles, 48 ans, profite, avec ses deux fils, des vastes espaces de la résidence royale de Balmoral, en Ecosse, tandis que son amie Camilla Parker-Bowles, 50 ans, se trouvait en Espagne où elle s’est rendue en avion-charter.
La presse britannique s’est chargée des photos souvenir de ce premier été hors mariage, avec les clichés à prix d’or montrant Diana en maillot de bain dans les bras de Dodi, ou ceux de Charles en kilt se promenant avec les princes William, 15 ans, et Harry, 12 ans, pris au cours de séances de pose exceptionnelles accordées aux photographes. Au vu de ces clichés, les chroniqueurs royaux sont formels: le prince et la princesse de Galles, tous deux prêts à refaire leur vie, paraissent plus détendus que jamais.
Mais les velléités d’indépendance et les libertés prises par la princesse de Galles, qui a conservé son titre et obtenu une rente lui permettant de continuer à mener grand train, font grincer bien des dents.
Sans expérience
Les conservateurs ont accusé la mère de William, héritier au trône derrière son père, de mettre en danger l’équilibre constitutionnel en se mêlant de politique. Dans son interview au «Monde», Diana, qui s’était rendue cet été à Sarajevo pour faire campagne contre les mines anti-personnel avec le soutien des travaillistes, a affirmé que l’ex-gouvernement conservateur avait été «désespérant» sur ce dossier.
Ses services ont démenti le propos, mais la presse britannique accordait une large place à la journaliste du quotidien français Annick Cojean maintenant sa version. Sentant le danger, le palais de Buckingham a pris ses distances: «Les opinions exprimées par la princesse au «Monde» sont entièrement les siennes et un commentaire de notre part n’est pas approprié», a déclaré un porte-parole.
Ralliant les protestations contre les écarts d’une jeune femme «sans expérience», «The Mirror» publiait jeudi une image de synthèse montrant Diana avec une fermeture à glissière en guise de bouche sous le titre: «Ne l’ouvre pas Diana».
Tout comme son ex-femme, Charles, l’héritier de la Couronne lui-même, est lui aussi accusé de brouiller les données de la Constitution. L’hypothèse de son éventuel remariage avec Camilla, divorcée comme lui, hérisse le clergé anglican d’autant plus qu’en accédant au trône, le prince de Galles deviendrait le chef de l’Eglise anglicane. A en croire les sondages, les Britanniques sont encore moins disposés à voir Camilla devenir reine.
Un an après leur divorce, l’idée d’un remariage apparaît tout aussi compliquée pour Charles que pour Diana. La presse populaire, qui regorge d’imagination, s’est déjà émue d’avoir à parler un jour de Diana Fayed et de voir un playboy égyptien devenir le beau-père du futur roi d’Angleterre. (AFP)


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