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Actualités - Chronologie

Les footballeurs argentins en grève

Le XVe Congrès du Parti communiste chinois, qui s’ouvrira le 12 septembre, doit venir à bout de résistances toujours vivaces à l’accélération de la réforme du secteur public et former l’équipe chargée de conduire la nation la plus peuplée de la planète vers le XXIe siècle.

Le message est depuis un mois martelé au quotidien par les médias: sans restructuration du secteur public, point de salut pour la Chine.
«Ces réformes sont essentielles pour enrayer l’hémorragie des fonds publics. Si on ne les réalise pas, le pays sera confronté à de graves dangers économiques, sociaux et politiques», a affirmé un responsable d’un journal économique chinois ayant requis l’anonymat.
Les résistances, cependant, «ne s’expriment plus au plus haut niveau, mais à la base du Parti, ainsi que dans la société», a ajouté le journaliste, rappelant que ces réformes laisseront sur le pavé 27 millions de personnes, sur un total de 100 millions de salariés aujourd’hui employés dans le secteur.
Selon un diplomate occidental, le secrétaire général du PC Jiang Zemin «devra accompagner ses réformes d’un volet social et donner des gages dans la lutte contre la corruption, afin d’éviter une jonction entre les secteurs où règnent les tenants de l’orthodoxie et les personnes lésées par les réformes».
Des manifestations de mécontentement ont déjà été signalées en plusieurs villes et les autorités tentent par tous les moyens de désamorcer le risque d’explosion sociale.
«La Chine ne doit pas agir à la hâte, mais trouver sa propre approche pour la réforme des entreprises d’Etat, plutôt que d’imiter les expériences étrangères», a prévenu Huang Da, président de l’Institut chinois des Finances, cité par l’agence Chine Nouvelle.
Le Congrès devra, en outre, désigner l’équipe chargée de relever ces défis.

Jeu politique
ouvert...

Les principaux dirigeants du pays ont eu cet été des discussions orageuses, selon certaines informations, dans la station balnéaire de Beidahe, pour trancher entre les différents clans et personnalités.
«La mort de Deng Xiaoping (en février) a ouvert le jeu politique, et une fois passée la période de deuil, les ambitions et les rivalités peuvent s’exprimer à nouveau», a affirmé un sinologue occidental.
Jiang Zemin paraît bien placé dans l’immédiat pour garder sa position de chef du Parti, de l’Etat et des armées, bien que cette dernière fonction demeure la principale inconnue. Sans passé militaire, M. Jiang parcourt depuis des mois les casernes, pour s’assurer la fidélité de l’armée.
Le Congrès, en revanche, devra prendre une décision bien embarrassante sur le destin du premier ministre Li Peng, dont le mandat arrive à son terme en mars.
Le scénario le plus en vogue à Pékin veut que l’homme qui a la haute main sur l’économie, Zhu Rongji, devienne le futur chef du gouvernement, Li Peng obtenant, pour sa part, la présidence du Parlement, actuellement détenue par Qiao Shi, le principal adversaire de Jiang Zemin.
M. Qiao, considéré comme un partisan de l’introduction de certaines réformes politiques, se verrait ainsi privé d’une plate-forme au sein de l’Etat.
Il est vrai que la réforme politique ne figure pas, au moins dans les documents publiés ces dernières semaines, parmi les principales préoccupations des dirigeants.
La question a toutefois été mentionnée par M. Jiang lors d’un discours à l’école des cadres du Parti, nourrissant certains espoirs des secteurs libéraux. (AFP)
Le XVe Congrès du Parti communiste chinois, qui s’ouvrira le 12 septembre, doit venir à bout de résistances toujours vivaces à l’accélération de la réforme du secteur public et former l’équipe chargée de conduire la nation la plus peuplée de la planète vers le XXIe siècle.Le message est depuis un mois martelé au quotidien par les médias: sans restructuration du secteur public, point de salut pour la Chine.«Ces réformes sont essentielles pour enrayer l’hémorragie des fonds publics. Si on ne les réalise pas, le pays sera confronté à de graves dangers économiques, sociaux et politiques», a affirmé un responsable d’un journal économique chinois ayant requis l’anonymat.Les résistances, cependant, «ne s’expriment plus au plus haut niveau, mais à la base du Parti, ainsi que dans la société», a ajouté...