L’armée britannique, confrontée à une grave crise de recrutement, a annoncé son intention de «moderniser» l’entraînement de ses nouvelles recrues en assouplissant ses traditionnelles méthodes viriles et musclées.
Mais les nouvelles recrues ne seront pas pour autant «dorlotées par des assistantes sociales», a assuré le secrétaire d’Etat aux forces armées John Reid, qui garantit de futurs soldats capables d’affronter «les situations les plus difficiles».
M. Reid assistait à la présentation du programme d’entraînement qui doit entrer en vigueur cette semaine.
Les instructeurs devront perdre l’habitude de hurler leurs ordres aux soldats, qui subiront un entraînement de onze semaines au lieu de dix actuellement. Les nouvelles méthodes devront s’adapter aux différences entre recrues, en prenant en compte tant leurs capacités, que leur sexe et leurs aptitudes physiques.
Les forces armées britanniques sont confrontées à un déficit de recrutement de 5.000 hommes et de nombreux soldats abandonnent le rang. Elles sont régulièrement accusées de mœurs «anachroniques», de préjugés sociaux et racistes et d’encourager une «culture de la brutalité», illustrée par des affaires de drogue, de viols et autres agressions.
«Le nouveau programme d’entraînement va minimiser le taux d’échec qui est imputable à nous et pas à eux», a assuré M. Reid, ajoutant que le racisme et le harcèlement seraient éliminés.
Pour faire face à la crise de recrutement, l’armée britannique avait instauré l’année dernière des programmes en préparation à l’entraînement militaire.
L’armée s’est défendue de «s’être adoucie» avec ces nouvelles méthodes. «Nous tuons au nom de la nation, Aucune autre profession ne demande autant à ses membres», a déclaré le général Christopher Elliot. (AFP)


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