Le dossier, et l’avis favorable du comité de décentralisation, est désormais entre les mains du ministre de l’Aménagement du territoire Dominique Voynet, qui prendra la décision finale. Il est rarissime que le gouvernement aille à l’inverse de l’avis de la commission.
Alain Prost a déclaré à l’AFP que le transfert de l’usine devrait se faire en février 1998. Quant au coût «il devrait être aux alentours de 45 MF», a-t-il estimé.
Dans un premier temps, la soufflerie (qui permet de tester l’aérodynamisme des Formule 1) devrait rester à Magny-Cours. Sa réinstallation en région parisienne, à une date encore indéterminée, viendra s’ajouter à la facture totale.
Menaces
Le projet du quadruple champion du monde de déménager son équipe sur le site de Satory, à Versailles, avait soulevé une bataille «politico-économique» entre élus d’Ile-de-France et de la Nièvre.
Le propriétaire de l’écurie de Formule 1 Prost Grand Prix avait alors menacé d’abandonner ses activités si des freins politiques et administratifs continuaient à l’empêcher de déménager son équipe en région parisienne.
Le quadruple champion du monde estime, en effet, que l’ancienne écurie Ligier (qu’il a reprise en février dernier) a souffert par le passé de «l’isolement» du site de la Nièvre, qui ne favorise pas «les transferts de technologie». Une installation dans les Yvelines va notamment le rapprocher de son futur motoriste Peugeot-Sport.
A l’origine, le projet de déménagement de l’écurie tablait sur un financement public, avec des fonds de la ville de Versailles, du département des Yvelines et de la région Ile-de-France.
Mais face à l’opposition des élus nivernais et du comité de décentralisation, Alain Prost avait décidé de présenter un projet de transfert entièrement financé sur des fonds privés.
Le site actuel de Magny-Cours avait été financé essentiellement avec des fonds de l’Etat (170 MF), du département (80 MF) et de la Caisse des Dépôts (50 MF).


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