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Actualités - Chronologie

Les scientifiques du Jet Lab débordés par leurs fantasmes

Trois semaines après l’atterrissage de la sonde Pathfinder sur le sol martien, les scientifiques du Jet Propulsion Laboratory de Pasadena se sont lancés dans l’analyse fantaisiste des données recueillies par leur petit module mobile.
Surexcités par «le succès spectaculaire» de la mission, et tandis que le rover Sojourner continue d’aller et venir sur le sable de la vallée d’Arès, ils ont consacré une bonne partie de leur point de presse hebdomadaire à décrire le terrain de jeu extraordinaire que constituerait la planète rouge pour les plus jeunes des Terriens.
«Compte tenu de la gravité martienne, trois fois moins importante que sur Terre, les mômes pourraient soulever sans effort des pierres d’un mètre de haut et déclencher des mini-tempêtes de sable en frappant le sol du pied», a avancé le responsable de la partie photographique de la mission.
Pete Smith, tout à ses rêves de bac à sable cosmique, est allé jusqu’à mettre en garde les parents contre la poussière rouge extrêmement salissante de Mars — «Habillez-les de rouge» — et les a exhortés à bien couvrir leurs enfants. «Surtout pas de bains de soleil. Même sous les tropiques de Mars, où s’est posée Pathfinder, les pointes de chaleur de l’après-midi ne dépassent pas les -15°C».

Problèmes de
communication


Les scientifiques de la NASA avaient déjà révélé leurs natures joyeuses en donnant aux rochers examinés par Sojourner des noms de personnages de dessins animés (Barnacle Bill, Scoobi doo).
Le succès de la mission leur a offert la possibilité de laisser courir davantage leur imagination. Plus sérieux mais aussi heureux, Matthew Golomek, le responsable scientifique du projet, a annoncé qu’«en deux semaines et demie, nous avons reçu les données que nous nous attendions à recueillir en un mois».
«Nous avons totalement rempli nos objectifs initiaux», a-t-il ajouté.
Dressant le bilan des 17 journées martiennes (de vingt-quatre minutes plus longues que sur terre) écoulées depuis le 4 juillet, Richard Cook, le directeur de la mission, a souligné que «le module d’atterrissage et le rover ont fonctionné au-delà de nos attentes les plus folles».
Le contact entre Mars et la Terre a certes été interrompu lors des deux derniers week-ends, mais ces problèmes de communication «n’ont pas affecté notre capacité à poursuivre la mission», a-t-il ajouté.

L’énigme Yogi

Depuis ses premiers tours de roue sur le sol martien, Sojourner, pas plus grand qu’un four à micro-ondes classique, a abreuvé Pasadena en clichés photographiques et en données géologiques qui ont permis aux scientifiques d’acquérir la certitude qu’une gigantesque inondation avait balayé il y a plusieurs milliards d’années le bassin de la vallée d’Ariès.
Les analyses effectuées par le spectromètre qui équipe Sojourner combinées aux photos devraient également fournir la clef des différences entre les trois types de roches qui entourent le module d’atterrissage.
Mais un rocher rend les scientifiques de Pasadena particulièrement perplexes: Yogi, qui présente une face rouge et une face bleue. Et le mystère devrait survivre à la mission Pathfinder. Le rover a pu étudier la première, mais ne pourra contourner le bloc pour analyser la seconde, le terrain étant trop accidenté. (Reuter)
Trois semaines après l’atterrissage de la sonde Pathfinder sur le sol martien, les scientifiques du Jet Propulsion Laboratory de Pasadena se sont lancés dans l’analyse fantaisiste des données recueillies par leur petit module mobile.Surexcités par «le succès spectaculaire» de la mission, et tandis que le rover Sojourner continue d’aller et venir sur le sable de la vallée d’Arès, ils ont consacré une bonne partie de leur point de presse hebdomadaire à décrire le terrain de jeu extraordinaire que constituerait la planète rouge pour les plus jeunes des Terriens.«Compte tenu de la gravité martienne, trois fois moins importante que sur Terre, les mômes pourraient soulever sans effort des pierres d’un mètre de haut et déclencher des mini-tempêtes de sable en frappant le sol du pied», a avancé le responsable de la...