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Actualités - Chronologie

Un processus de paix fragilisé par Ankara

Le processus de paix à Chypre, relancé récemment par l’ONU, est fragilisé par un projet de la Turquie d’intégrer le nord de l’île, une initiative vivement critiquée par les partis politiques et la presse du sud.

«C’est une gifle pour la communauté internationale au moment où elle tente de mettre en place un processus de paix en vue d’une solution à Chypre», a estimé hier un porte-parole du Parti démocratique (DIKO), qui fait partie de la coalition au pouvoir, cité par l’agence de presse CNA.
Le parti d’opposition de gauche AKEL a qualifié de «développement très négatif» le plan de la Turquie d’intégrer le nord de Chypre. Le Mouvement des démocrates unis (opposition) a de son côté accusé Ankara «d’œuvrer ouvertement à saborder le processus de paix».
La Turquie a annoncé dimanche un plan d’«intégration partielle» du nord de Chypre, qu’elle occupe depuis 1974, en réaction à la décision de la Commission européenne d’entamer début 1998 des négociations en vue de l’adhésion de Chypre à l’UE.
«La volonté (d’Ankara) de faire dérailler le processus de paix en faisant chanter l’UE pour qu’elle accepte l’adhésion de la Turquie montre que l’espoir est minime de voir la Turquie changer d’avis concernant certains volets de la question chypriote», commente le quotidien indépendant Cyprus Mail.
Le vice-premier ministre turc Bulent Ecevit, qui a révélé le plan à l’occasion du 23e anniversaire de l’invasion turque de Chypre, dont il était le principal artisan, a annoncé simultanément qu’Ankara allait réviser son union douanière avec l’UE pour protester contre l’exclusion de la Turquie du prochain élargissement de l’Europe.
«La tactique brutale de la Turquie devrait échouer cette fois-ci, car elle montre à la communauté internationale qu’elle se soucie beaucoup plus de ses intérêts régionaux que du processus de paix à Chypre», estime le Cyprus Mail, qui exhorte le gouvernement chypriote-grec à «garder son calme» pour préserver le processus de paix.
«La bonne ambiance qui a marqué les négociations (inter-communautaires) a été affectée par la visite d’Ecevit» au nord de Chypre, a déploré le président chypriote Glafcos Cléridès, en se référant à sa première série de discussions avec le dirigeant chypriote-turc Rauf Denktash du 9 au 11 juillet près de New-York.
Selon lui, le plan annoncé par M. Ecevit aura «certainement un effet négatif sur les pourparlers», dont un deuxième round est prévu du 11 au 16 août à Montreux, près de Genève.
Toutefois, une série de rencontres prévues à Nicosie entre MM. Cléridès et Denktash pour discuter de questions humanitaires est maintenue et devra commencer cette semaine, a affirmé le porte-parole du gouvernement à Nicosie, Manolis Christophidès.
«Il n’est pas question» non plus de «remettre en cause le deuxième round des pourparlers prévus à Montreux», a ajouté le porte-parole, tout en qualifiant de «très grave» le projet d’Ankara d’intégrer le nord de Chypre à la Turquie.
Il réagissait ainsi au doute qu’avait laissé planer dimanche M. Denktash quant à sa participation aux pourparlers de Montreux. (AFP)
Le processus de paix à Chypre, relancé récemment par l’ONU, est fragilisé par un projet de la Turquie d’intégrer le nord de l’île, une initiative vivement critiquée par les partis politiques et la presse du sud.«C’est une gifle pour la communauté internationale au moment où elle tente de mettre en place un processus de paix en vue d’une solution à Chypre», a estimé hier un porte-parole du Parti démocratique (DIKO), qui fait partie de la coalition au pouvoir, cité par l’agence de presse CNA.Le parti d’opposition de gauche AKEL a qualifié de «développement très négatif» le plan de la Turquie d’intégrer le nord de Chypre. Le Mouvement des démocrates unis (opposition) a de son côté accusé Ankara «d’œuvrer ouvertement à saborder le processus de paix».La Turquie a annoncé dimanche un plan...